À l’Université de Maurice, le personnel semble ne plus savoir qui prend les décisions pour l’institution. Est-ce le vice-Chancellor, le Registrar ou le Conseil d’administration ? Depuis le 8 février, une lettre de call for interest circule en vue de l’institution d’un comité interne chargé de revoir les procédures et les critères de promotion du personnel académique, alors qu’au niveau du Conseil d’administration, il avait été décidé qu’un consultant externe soit nommé à cet effet. De plus, la révision des conditions pour être éligibles au Academic Staff Development Scheme sans consultation est vivement contestée.
L’absence de structure et de responsabilités bien définies au sein du campus de Réduit se fait de plus en plus sentir. En effet, alors que c’est le Conseil d’administration de l’université qui est censé représenter et prendre toutes les décisions de l’institution, il semblerait que certains en ont décidé autrement.
Selon le personnel académique de l’UoM, la situation a empiré au point où les décisions qui sont avalisées par le Conseil d’administration ne seraient nullement respectées. En effet, le 8 décembre 2011, le Conseil d’administration de l’UoM avait approuvé la nomination d’un consultant externe pour revoir les critères et les procédures de l’exercice de promotion du personnel académique. Le Council avait aussi approuvé que « advertisement to be placed on the Association of Commonwealth Universities ». Cependant, presque deux ans après, alors qu’aucune autre décision à ce sujet n’ait fait l’objet de réunion du Council, une lettre de call for interest en vue d’instituer un comité interne circule sur le réseau du personnel académique. Celui-ci sera composé de quatre Professors de l’UoM et d’un membre du Staff Committee en vue de se pencher sur les critères de promotion. De plus, selon ce communiqué interne, l’on indique que « the University has decided to set up an internal committee… » Or, dans une lettre adressée au Registrar, l’UMASU fait part de son désaccord quant à cette décision, pour laquelle, fait-elle ressortir, il n’y a jamais eu de consultation. « We view with extreme concern this blatant departure from the University Council Decision of the 36th (Ord) Meeting (8.12.2011), item 3 which read as follows : Appointment of an external consultant to review the academic promotion criteria and procedures », écrit-elle. À noter que la tâche d’un external consultant consistait à revoir les critères et procédures de promotion déjà existantes et qui étaient fondées sur le rapport O’Connor rédigé il y a plus de vingt ans. Depuis le 12 février, l’UMASU a réclamé que cette lettre d’appel à une manifestation d’intérêt soit annulée mais jusqu’ici, le document circule toujours sur le réseau du personnel académique.
Les « nouveaux critères » de l’ASD Scheme
L’autre décision qui n’a pas été respectée est celle prise par le Conseil d’administration le 2 septembre 2010 au sujet de l’Academic Staff Development Scheme qui offre l’opportunité au full-time academic staff de l’UoM de participer et d’assister aux conférences et ateliers de travail qui se tiennent à l’étranger. Cette démarche consistait à aider à la formation du personnel et à leur permettre une exposition au plan international. À noter que le Scheme, qui date de 2008, ne concernait auparavant que ceux qui souhaitaient participer et faire des présentations à des conférences et ateliers de travail internationaux. Avec l’arrivée de l’ancien vice-chancellor Konrad Morgan en 2010, la décision est prise de l’étendre également à ceux qui souhaitent assister à ces conférences afin d’avoir plus d’expérience en la matière. Or, les doyens des facultés ont reçu un courrier il y a trois jours, signé par le vice-chancellor les informant que pour être éligible à « un revised Scheme approuvé par le Council le 2 septembre 2010 », il faudra satisfaire certaines conditions. Paradoxalement, ces conditions sont ceux du Scheme approuvé en 2008. Ceci vient tout changer car ce Scheme concernera une fois de plus uniquement ceux qui vont présenter des papiers à l’étranger. Ainsi, l’UMASU se pose des questions sur « qui ce permet de prendre de telles décisions sans consultation ». Les nouveaux problèmes qui secouent l’institution démontrent que la gestion à l’Université de Maurice va mal. Les recommandations du rapport Manraj pour une véritable restructuration afin de définir les rôles et fonctions de tout un chacun auraient permis de mettre de l’ordre dans les affaires de l’UoM et dans ces décisions.
L’absence de structure et de responsabilités bien définies au sein du campus de Réduit se fait de plus en plus sentir. En effet, alors que c’est le Conseil d’administration de l’université qui est censé représenter et prendre toutes les décisions de l’institution, il semblerait que certains en ont décidé autrement.
Selon le personnel académique de l’UoM, la situation a empiré au point où les décisions qui sont avalisées par le Conseil d’administration ne seraient nullement respectées. En effet, le 8 décembre 2011, le Conseil d’administration de l’UoM avait approuvé la nomination d’un consultant externe pour revoir les critères et les procédures de l’exercice de promotion du personnel académique. Le Council avait aussi approuvé que « advertisement to be placed on the Association of Commonwealth Universities ». Cependant, presque deux ans après, alors qu’aucune autre décision à ce sujet n’ait fait l’objet de réunion du Council, une lettre de call for interest en vue d’instituer un comité interne circule sur le réseau du personnel académique. Celui-ci sera composé de quatre Professors de l’UoM et d’un membre du Staff Committee en vue de se pencher sur les critères de promotion. De plus, selon ce communiqué interne, l’on indique que « the University has decided to set up an internal committee… » Or, dans une lettre adressée au Registrar, l’UMASU fait part de son désaccord quant à cette décision, pour laquelle, fait-elle ressortir, il n’y a jamais eu de consultation. « We view with extreme concern this blatant departure from the University Council Decision of the 36th (Ord) Meeting (8.12.2011), item 3 which read as follows : Appointment of an external consultant to review the academic promotion criteria and procedures », écrit-elle. À noter que la tâche d’un external consultant consistait à revoir les critères et procédures de promotion déjà existantes et qui étaient fondées sur le rapport O’Connor rédigé il y a plus de vingt ans. Depuis le 12 février, l’UMASU a réclamé que cette lettre d’appel à une manifestation d’intérêt soit annulée mais jusqu’ici, le document circule toujours sur le réseau du personnel académique.