Ils demandent la démission du vice-chancellor de l’Université de Maurice, Dhanraj Jhurry. La UOM Students’ Union soutient que cet énième incident avec la fermeture de la bibliothèque à 17h est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Elle espère que les autres mouvements syndicaux de l’institution tertiaire les soutiendront.

Une victoire pour les représentants des étudiants de l’université de Maurice mais le début d’un autre long combat pour la UOM Students’ Union de l’université de Maurice. Opposés à la fermeture de la bibliothèque de l’institution à 17h, ces derniers ont fait un sit-in en début de semaine, dans l’enceinte même de l’université à Réduit. Après des discussions avec la direction – représentée par le registrar, le vice-chancellor étant indisponible –, le verdict est tombé en faveur de la UOM Students’ Union. “L’on paie chaque année Rs 7,000 pour les frais de librairie, donc même s’il n’y a qu’un seul étudiant dans la bibliothèque après 17h, elle doit rester ouverte”, soutient Saahir Goolfee, président de la UOM Students’ Union. “Ils sont fi nalement retournés sur leur pas et ont décidé d’abolir cette décision qui avait été prise sans l’aval des parties concernées et qui était donc illégale.

C’est une victoire pour nous”, ajoute-t-il. Cependant, il déplore “le manque total de communication de la part du vice chancellor.” “Nous avons écrit en début de semaine au ministère de l’Éducation pour une rencontre mais nous n’avons rien reçu jusqu’à présent, même pas un accusé de réception”, dit-il. Saahir Goolfee poursuit qu’il y a énormément de problèmes au sein de l’université, surtout au niveau des infrastructures, notamment laboratoires “qui ressemblent aux laboratoires de collèges.” Il espère que le ministère de l’Éducation prendra les actions nécessaires dans l’intérêt des étudiants.