L’Université de Maurice (UoM) et la Tertiary Education Commission ont lancé le mois dernier une étude conjointe sur les anciens diplômés de l’institution tertiaire entre 2006 et 2010 et sur leur parcours après leurs études à l’UoM. Au deadline pour la soumission des questionnaires, le 31 août, seuls 20 % des anciens étudiants avaient répondu à l’appel. « Ces jeunes ne réalisent pas l’importance d’une telle étude », indique au Mauricien Arunen Valaydon, Head of Research and Planning de la TEC.
Cette Graduate Tracer Study vise à recueillir les informations sur le parcours des anciens diplômés et mettre à jour leurs coordonnées personnelles et professionnelles en vue d’améliorer les programmes d’études offerts par le campus de Réduit et de revoir l’éducation tertiaire dans son ensemble. Pour Arunen Valaydon, elle est d’une grande importance car « elle nous permettra de déterminer les disparités qui existent dans le monde du travail et de savoir si après les études ces étudiants ont eu des difficultés à trouver un emploi. Cette étude aidera l’UoM dans la préparation de nouveaux programmes d’études ».
Les étudiants concernés ont reçu il y a plusieurs semaines un questionnaire qu’ils devaient remplir et retourner à la TEC au plus tard le 31 août. Le questionnaire comprend 36 questions sur leurs parcours académique et professionnel après leurs études à l’UoM. Ces questionnaires, rassure la commission, seront traités en toute confidentialité.
Environ 5 000 étudiants diplômés entre 2006 et 2010 sont concernés par l’étude. Menée pour la première fois en 2007, elle cible aussi les élèves de l’Université de Technologie (UTM). Elle vise à déterminer si les étudiants ont obtenu leurs diplômes avec succès et ont bénéficié de programmes d’études ; si leurs études leur ont permis de progresser, d’obtenir de meilleures notes, de toucher des revenus plus élevés et une promotion ; s’ils sont engagés dans des postes de professionnels et de gestion leur permettant de diffuser les compétences et connaissances acquises à l’UoM ; et s’ils sont en mesure de contribuer au développement socio-économique global de leur pays ou d’autres pays en développement. Les questionnaires, indique M. Valaydon, ont été envoyés at random aux étudiants. Il se peut que tous les étudiants d’une même classe ne l’aient pas tous reçus car l’étude est représentative. Notre interlocuteur lance par ailleurs un appel à ces anciens étudiants pour qu’ils participent à cette étude. « Si nous voulons continuer à améliorer l’éducation tertiaire, connaître le parcours des étudiants après les études est très important », dit-il.
Le campus de Réduit a accueilli 4 650 nouveaux étudiants dans ces cinq différentes facultés pour la rentrée universitaire 2011/2012. De nouveaux cours ont été introduits, d’autres ont été annulés le jour de la rentrée par manque d’étudiants.