Le Conseil de l’Université de Maurice se réunit de nouveau demain. Le chapitre de la nomination du nouveau Vice-Chancellor bouclé, une autre tâche importante, le plan de restructuration, figure toujours à l’agenda. Si au niveau du conseil, l’on indique que la mise en pratique du plan est en route, l’appel à candidatures concernant trois nouveaux postes, soit ceux de Pro-Vice-Chancellor Academia, Pro-Vice-Chancellor Advancement/Development et Director of Human Resources, annoncés lors de la dernière réunion il y a trois semaines, n’a toujours pas été lancé.
L’Implementation Committee, chargé de mettre en pratique et d’apporter des modifications sur le plan de restructuration, n’a toujours pas accompli son travail. Après la soumission d’un premier rapport lors de la dernière réunion du Council, le comité devait aller de l’avant dans l’exercice de modifications, perçu comme une tâche difficile. Ainsi, pour ne pas bloquer davantage l’appel à candidatures concernant trois nouveaux postes — Pro Vice-Chancellor Academia, Pro Vice-Chancellor Advancement/Development et Director of Human Resources —, la décision a été prise de lancer l’exercice incessamment. Or, trois semaines après, l’appel à candidatures n’a toujours pas été lancé, ni les postes advertised sur le site officiel de l’institution. À noter que le Director of Human Ressources est perçu comme un poste important ; c’est d’ailleurs l’un des aspects de ce plan de restructuration sur lequel tout le monde était tombé d’accord.
Le Director of Human Ressources est appelé à report directly to the Pro Vice-Chancellors. Il était convenu que ces postes allaient être proposés selon les nouveaux schemes of service. Par ailleurs, un quatrième poste, celui de Legal Affairs Officer, figure aussi sur le plan de restructuration. Le Legal Affairs Officer, qui pourrait bien être un part-timer, devra quant à lui report directly to the Vice-Chancelor. Rien n’a été dit jusqu’ici quant au lancement de l’appel à candidatures pour ce poste. Ainsi, avec tout le retard accumulé dans la mise en pratique du nouveau plan de restructuration, l’institution semble avoir raté le nouveau PRB.
Le nouveau plan de restructuration rédigé par l’ancien vice-chancelier, le Pr Konrad Morgan, visait à mieux gérer l’institution et surtout décentraliser les responsabilités. Et c’est l’administration centrale qui devrait être revue dans un premier temps en raison de sa lourdeur. La même structure étant utilisée depuis la création de l’établissement il y a plus de 40 ans, le besoin d’un nouvel organigramme se fait de plus en plus sentir avec la hausse du nombre d’étudiants et d’employés chaque année. Le plan vise aussi à assouplir les postes à responsabilité de manière à maximiser la bonne gouvernance afin que personne ne puisse jouir d’une quelconque autorité qui pourrait être perçue comme un conflit d’intérêt. Il préconise ainsi de nouveaux postes, une redéfinition de ceux existants afin de décentraliser les responsabilités et une réallocation des tâches.