Pour marquer ses 25 ans, la Faculty of Social Studies and Humanities (FSSH) a dévoilé sa nouvelle identité hier. Dorénavant, le mot « Sciences » remplacera « Studies », afin de correspondre aux évolutions dans la filière, où tout le travail se fait de manière scientifique. S’adressant au personnel et aux étudiants à cette occasion, le Senior Chief Executive du ministère de l’Éducation, Ramprakash Ramlugon, lui-même un ancien de la faculté, a plaidé pour que la FSSH retrouve sa dimension communautaire.
D’emblée, le doyen de la faculté, le Pr Arnaud Carpooran, a rappelé que de la faculté a évolué de l’appellation School of Administration pour devenir la Faculty of Social Studies and Humanities en 1992. Cette année marquait également l’accession de Maurice au statut de République. Le premier doyen était le Pr Raj Mathur. La FSSH a continué à évoluer au fil des années, avec l’arrivée des nouveaux cours, dont certains ont marqué l’histoire, telle l’introduction des Creole Studies. La contribution du département histoire, notamment dans les gros dossiers pour la candidature du Morne et de l’Aapravasi Ghat au patrimoine mondial de l’UNESCO, a aussi été soulignée. C’est dans cette même perspective d’évolution que la faculté devient la Faculty of Social Sciences and Humanities.
Toutefois, a-t-il déploré, la faculté est restée « discrète », même sur le site web de l’université. Le Pr Carpooran souhaite un nouveau dynamisme et une meilleure reconnaissance du travail effectué par les différents départements de la faculté.
Prenant la parole à la même occasion, le vice-Chancelier de l’UoM, le Pr Dhanjay Jhurry, a invité à réfléchir sur le futur. Tout en reconnaissant lui aussi la nécessité de revaloriser l’identité de la faculté et de l’université en général, il a invité les chargés de cours à privilégier la formation continue. « 42 % des chargés de cours de l’UoM n’ont pas leur doctorat. Nous les encourageons à profiter des facilités mises à leur disposition pour l’obtenir et à privilégier la formation continue. »
Le chancelier de l’UoM, le Dr Jean-Claude Autrey, a lui plaidé pour l’élaboration de programmes d’études et de filières de recherche complémentaires dans le but d’améliorer la vie et la société. Il a cité en exemple les questions de l’éthique, de bonne gouvernance et l’égalité des genres. Il a également souligné l’importance de la culture sur le campus, raison pour laquelle un BA Honours Music a été introduit à l’UoM. Les étudiants ont d’ailleurs donné un aperçu de leurs talents lors de la cérémonie d’hier, en collaboration avec des membres de l’orchestre de la police.
Également invité à s’adresser à l’assistance à cette occasion, le SCE du ministère de l’Éducation, Ramprakash Ramlugon, a témoigné de la vie sur le campus à son époque. En tant qu’étudiant, il prenait aussi le temps de faire du sport, de la musique et il y avait un engagement auprès de la communauté. Il a ainsi invité la faculté à renouer avec ce rôle de par sa dimension même de sciences sociales et humaines. Dans un témoignage vidéo diffusé également pour l’occasion, Vidula Nababsing, première femme doyenne de la faculté, a elle aussi rappelé les bonnes relations entre étudiants et chargés de cours et l’engagement social de ces derniers. « Nous étions une communauté, nous sommes devenus une fabrique de gradués », a-t-elle déploré.