Le nouvel organigramme de l’Université de Maurice, qui vise la décentralisation des responsabilités à tous les niveaux pour rendre plus efficace et dynamique l’institution, a été avalisé le 26 août. Cette restructuration continue toutefois de faire des mécontents parmi ceux occupant des postes à responsabilité. L’University of Mauritius Staff Academic Union évoque « des pressions, qui persistent, pour la contrecarrer ». Le Conseil de l’administration de l’UoM compte se réunir le 3 octobre pour trouver une solution ; sa dernière rencontre jeudi se serait mal passée.
Le projet d’élaborer un nouvel organigramme pour l’Université de Maurice (UoM) date depuis des années, la même structure étant utilisée depuis la création de l’établissement, soit il y a plus de 40 ans.
Un nouveau plan de restructuration se fait de plus en plus ressentir avec le nombre grandissant d’étudiants et du personnel chaque année.
L’arrivée du nouveau vice-chancelor en janvier 2010 a permis de lancer le projet en juillet de la même année. Bien que plusieurs tentatives pour empêcher sa réalisation aient été notées, le nouvel organigramme a finalement été avalisé le 26 août par le Conseil d’administration de l’UoM.
L’initiative du Pr Konrad Morgan visant à une meilleure gestion de l’institution tertiaire continue toutefois à faire des mécontents parmi ceux occupant des postes à responsabilité. Une fois de plus, indique-t-on, ils emploient « les grands moyens » pour rendre inefficace le nouvel organigramme.
Selon l’University of Mauritius Academic Staff Union (UMASU), « certaines personnes ne veulent pas se défaire de leurs postes à responsabilité ». « Ils utilisent tous les moyens pour exercer des pressions afin de contrecarrer les plans des nouvelles structures de l’organigramme. »
Après l’approbation du nouvel organigramme, le Conseil d’administration s’était réuni jeudi pour le finaliser. Cette réunion se serait toutefois mal passée quand les membres du conseil ont appris que les minutes of meetings de la précédente réunion auraient été faussés. Une autre rencontre est prévue pour le 3 octobre.
En attendant, l’UMASU continue à se mobiliser pour soutenir le nouvel organigramme. Une lettre faisant état de la situation et « d’ingérence politique » a été envoyée au Premier ministre pour lui demander son soutien. Le président de l’UMASU et Associate Professor en Mechanical Engineering, le Dr Dinesh Kumar Hurreeram, déclare au Mauricien : « C’est dommage qu’une institution comme l’UoM rate sa chance à cause d’une poignée de mécontents. De plus, même après l’approbation du nouvel organigramme, on est toujours dans le flou. »
Selon les concepteurs, le rapport sur le nouvel organigramme ne néglige aucune partie et prend en considération à la fois les défis et les difficultés auxquels font face les employés de l’UoM, peu importe leur statut. Un des principaux objectifs du plan concerne la décentralisation des responsabilités à tous les niveaux, y compris à celui des cinq facultés. Dans un premier temps, ce démantèlement permettra d’améliorer l’efficacité de l’administration tout en diminuant la lourdeur administrative. Il y aurait aussi des propositions pour permettre au senior staff de mieux s’intégrer dans la vie des étudiants. Le nouvel organigramme compte également l’institution d’un département exclusivement réservée aux Finances de l’université en vue de faire fructifier les fonds à travers des donations, recherches, subventions de recherches internationales et autres mécanismes. L’objectif consiste à générer des revenus, qui permettront à l’établissement d’améliorer ses facilités et services aux étudiants pour que l’institution tertiaire dépende moins de l’argent public et des subventions du gouvernement.
Le plan vise également à assouplir les postes à responsabilités de manière à maximiser la bonne gouvernance afin que personne ne puisse jouir d’une quelconque autorité qui pourrait être perçue comme un conflit d’intérêt.