Overcoming Barriers to Health and Wellbeing, tel est le thème choisi par les membres de l’Association des ergothérapeutes et de la Rehabilitation and Health Society (RHS) de l’Université de Maurice pour célébrer la journée mondiale de l’ergothérapie le jeudi 27 octobre à l’Auditorium Octave Wiehe à Réduit. Des jeunes préparant leur licence dans ces domaines de médecines auxiliaires invitent le public à découvrir cette discipline qui, disent-ils, permet aux patients de renouer avec les activités de la vie quotidienne.
La Rehabilitation and Health Society de l’Université de Maurice (UoM) existe depuis 2004. Elle regroupe une poignée de jeunes préparant une licence dans divers domaines de la médecine auxiliaire, tels que l’ergothérapie, la physiothérapie et la nutrition. Ces étudiants aident aussi plusieurs personnes pour leur permettre de faire face à leurs handicaps sans devoir toujours être dépendants d’une autre personne. Leur démarche consiste à faire connaître cette profession qui, disent-ils, « aide une personne à se prendre en charge là où la médecine rencontre ses limites ».
Mithesh Soobarah, étudiant en quatrième année de BSc Occupational Therapy et membre de la Rehabilitation and Health Society, nous parle de ces métiers qui, pour lui, ont un point commun : « L’approche humaine et psychologique prime à tout moment dans la relation avec le malade. » Cependant, bien que le paramédical soit un domaine passionnant qui ne cesse de croître, ces métiers, indiquent ces jeunes, ne sont souvent pas assez valorisés et reconnus. Pour y remédier, chaque année une journée d’activités à l’occasion de la World Occupational Therapy Day est organisée pour sensibiliser le public à la place qu’occupe la rééducation des malades dans la société. Les étudiants de la Rehabilitation and Health Society mettent à la disposition de ceux qui en ont besoin leurs connaissances pour intervenir dans quatre domaines spécifiques, à savoir la physiothérapie et l’ergothérapie, la pédiatrie, la psychiatrie et la gériatrie. « Nous sommes là pour faciliter la vie de ces patients et la rendre plus confortable », disent-ils. Cette année, la journée d’activités comprendra des causeries, démonstrations et projections de films. Plusieurs ONG oeuvrant dans ces domaines, apporteront leur soutien à ces jeunes qui sont en voie de terminer leurs études et de débuter leur vie professionnelle.
L’ergothérapie est plus connue sous le nom de l’Occupational Therapy. Cette profession a pour but de promouvoir la santé et le bien-être du patient. L’objectif principal étant de permettre aux patients d’exécuter indépendamment les activités de la vie quotidienne, que ce soit une simple activité telle que se brosser les dents, ou d’autres plus complexes permettant d’établir un certain équilibre de vie.
Entre ces deux extrêmes, l’Occupational Therapist voit aussi des patients dans des disciplines très diverses telles que la néonatalogie, les soins intensifs, la rééducation fonctionnelle, la cardiologie, la rhumatologie, l’orthopédie et la psychiatrie. Les personnes le plus souvent prises en charge de nos jours sont celles ayant eu un accident vasculaire cérébral. Sont pris en compte aussi les infirmes moteurs cérébraux, les trisomiques, les enfants atteints d’hydrocéphalie, d’autisme ou de microcéphalie jusqu’aux cas en gériatrie comme les personnes atteintes d’Alzheimer, de Parkinson ou de dépression. En effet, l’Occupational Therapy vise à la rééducation et la réinsertion des malades physiques et mentaux. Les techniques utilisées sont aussi très diverses, dépendant de la pathologie. Cette diversité fait des Occupational Therapists, des professionnels qui savent s’adapter à toute situation, avec pour seul objectif la réinsertion totale du patient. Lors de la journée de jeudi, ces jeunes tenteront d’expliquer la pertinence de ce métier à travers des démonstrations.