L’université de Maurice reprend aujourd’hui ses activités après un mois de vacances. Le semestre s’annonce cependant tendu avec plusieurs litiges en vue. Après l’épisode du « pain au cafard » à la cafétéria, les étudiants ont lancé hier sur Facebook un appel au boycott des produits de ce lieu. Ils comptent aussi contester des éléments qui, disent-ils, n’ont que trop duré sur le campus. Parmi les doléances : le critère de « 80 % attendance » pour être en  mesure de prendre part aux examens et l’annulation du Lab Fee. Après la End of Year Party organisée pour la première fois durant la journée suite à la décision du vice-chancellor, les étudiants de l’université de Maurice (UoM) ne comptent plus se taire face à certains éléments qui, disent-ils, n’ont que trop duré. Ce nouveau semestre s’annonce ainsi rempli, d’autant plus qu’ils ont déjà dressé une liste d’items qu’ils contestent.
Après l’épisode de « pain au cafard » vendu par la cafétéria de l’UoM, les étudiants sont catégoriques quant au fait que le même prestataire ne peut continuer d’opérer à la cantine. Après plusieurs jours de fermeture pour nettoyage, ce lieu de restauration a repris ses activités mardi dernier.
Alors que le ministère de la Santé a logé une affaire en cour contre l’actuel prestataire, la direction de l’UoM ne semble pas vouloir intervenir dans cette affaire. « Une fois de plus, la direction fait la sourde oreille, mais nous n’allons pas rester tranquilles », soulignent ces jeunes qui devraient se rencontrer aujourd’hui pour décider de la marche à suivre.
Sur le réseau social Facebook, les étudiants ont lancé hier un appel au boycott des produits de la cafétéria en vue de faire passer leur message de « ras-le-bol » quant à sa gestion.
Bien que la direction de l’UoM ait pris la décision de relancer l’appel d’offres, ce n’est pas avant six mois que l’Evaluation Committee pourra désigner un nouveau prestataire. Entre-temps, les jeunes refusent que l’actuel caterer continue d’opérer.
Outre la bataille lancée contre la direction pour la gestion de la cafétéria, ces étudiants comptent tout entreprendre pour convaincre la direction de revoir certaines pratiques jugées « pénalisantes » pour eux. Ainsi chaque année, plusieurs d’entre eux se voient dans l’obligation de refaire un module car ils n’ont pu prendre part aux examens, n’ayant pas réussi d’atteindre les 80 % attendance exigés.
Autre point sur lequel, les étudiants souhaitent se faire entendre concerne l’abolition des Lab Fees de Rs 5 000 déjà inclus dans les Tuition Fees des jeunes de la Faculté d’Engineering.
À noter que contrairement aux étudiants des autres facultés, ceux d’Engineering payent Rs 5 000 plus cher, soit Rs 19 400 pour une année. De plus, les Tuition Fees ont augmenté de 10 % l’année dernière. Cette somme additionnelle est pour l’utilisation des computer labs pour les computer based modules.
Depuis que les examens sont devenus « yearly », chaque étudiant qui se retrouve avec un resit se voit dans l’obligation de refaire toute une année. Or cette situation, soulignent ces jeunes, est pénalisante. Ils vont ainsi une fois de plus faire part de leurs griefs auprès de la direction afin de considérer les catch up exams en vue de permettre aux étudiants qui ont un resit dans un ou plusieurs modules de reprendre les examens sans avoir à tout recommencer.
Concernant le rapport du visiteur Dev Manraj, l’on apprend qu’un troisième rapport qui traite de la restructuration au sein de l’institution – après celui sur le problème de l’UOM Trust et le diplôme en pharmacie – est attendu dans les jours à venir. Dev Manraj travaillerait sur six rapports traitant des différents problèmes rencontrés à l’UoM.