Le Conseil d’administration de l’Université de Maurice (UoM), qui s’est réuni une nouvelle fois lundi pour discuter de l’adoption d’un nouvel organigramme de l’institution, avalisé le 26 août, a tranché. La nouvelle structure sera implémentée, bien qu’elle fasse des mécontents. À cet effet, une task force indépendante a été nommée pour s’assurer de l’exécution de ce nouveau plan de restructuration. À compter de lundi, ce comité disposera de deux mois pour travailler sur les nouveaux schemes of service et postes qui figurent dans l’organigramme.
Le projet d’élaborer un nouvel organigramme pour l’UoM date de plusieurs années, la même structure étant utilisée depuis la création de l’établissement il y a plus de 40 ans. Le besoin d’un nouveau plan de restructuration se fait de plus en plus ressentir avec la hausse chaque année du nombre d’étudiants et d’employés. Avalisé le 26 août par le Conseil d’administration de l’UoM, le nouveau plan de restructuration du vice-chancelier Konrad Morgan pour une meilleure gestion de l’institution et surtout la décentralisation des responsabilités a fait l’objet de protestations de plus d’un, plus particulièrement parmi ceux occupant des postes clés à l’Université. Après une rencontre le 15 septembre qui s’est mal passée, les membres du conseil ayant appris que les minutes of meetings de la précédente réunion avaient été faussées, le Conseil s’est réuni une nouvelle fois lundi pour finalement avaliser son nouvel organigramme. « Quand il y a des changements, cela fait toujours des mécontents, mais ce n’est pas une raison pour faire marche arrière », soutient-on.
La task force chargée de s’assurer de l’exécution du plan de restructuration sera composée de personnes indépendantes, qui ont été contactées au cours de la semaine, pour accomplir cette tâche. Cette équipe devra travailler sur les nouveaux schemes of service, les nouveaux postes et responsabilités et les changements qui devront refléter les statuts de l’UoM. La task force devra soumettre son rapport, qui sera envoyé au PRB, en décembre. La mise en pratique du nouveau plan de restructuration en lui-même, indique-t-on, se fera à partir de février 2012. Soulignons que l’un des principaux objectifs du plan concerne la décentralisation des responsabilités à tous les niveaux, y compris celui des cinq facultés. Dans un premier temps, estime-t-on, ce démantèlement permettra d’améliorer l’efficacité de l’administration tout en diminuant la lourdeur administrative. Le nouvel organigramme comprend également l’institution d’un département exclusivement réservé aux Finances de l’université pour faire fructifier les fonds à travers des donations, recherches, subventions de recherches internationales et autres mécanismes. Le plan vise également à assouplir les postes de responsabilités de manière à maximiser la bonne gouvernance afin que personne ne puisse jouir d’une quelconque autorité qui pourrait être perçue comme un conflit d’intérêt. Il préconise ainsi de nouveaux postes, une redéfinition de ceux existants pour décentraliser les responsabilités et une réallocation des responsabilités. Certains changements, tels que l’arrivée d’un directeur des Ressources humaines, seront effectifs dès le prochain semestre, l’UoM ayant déjà recruté cette personne. « Avec les développements dans le secteur de l’éducation tertiaire, on ne peut plus continuer à penser aux intérêts personnels, c’est l’intérêt de l’institution qui doit primer », fait-on ressortir.