Le premier comité exécutif de l’Union Syndicale des Employés de Presse a été formé lundi. Une soixantaine d’employés de plusieurs publications étaient présents pour voter et devenir membres fondateurs du syndicat.
Une soixantaine de journalistes, secrétaires de rédaction, photographes et autres employés de presse se seront réunis lundi après-midi au centre Marie Reine de la Paix à Port-Louis pour former un syndicat. L’Union Syndicale des Employés de Presse (USEP) compte notamment oeuvrer pour une amélioration des conditions de travail et le respect de la liberté d’expression.
Le nouveau syndicat a reçu le soutien de la Confédération des Travailleurs du Secteur Privé (CTSP). Les syndicalistes Reaz Chuttoo et Jack Bizlall et la lecturer en Communication de l’Université de Maurice (UoM) Christina Chan-Meetoo ont pris la parole pour encourager l’action des membres de la presse écrite et parlée. Ils ont entre autres fait état de l’importance de la formation des journalistes.
« Les employés de presse ont les mêmes droits que ceux des autres secteurs », a déclaré Reaz Chuttoo. Jack Bizlall a quant à lui estimé que le niveau du travail des journalistes devait être rehaussé. Et d’ajouter : « L’USEP se doit de rester indépendante. »
Le comité exécutif est constitué de 12 personnes de différentes rédactions. L’initiateur du projet Patrick Yvon (Le Mauricien) a été élu hier président pour un mandat de deux ans. Rudy Veeramundar (Le Capital) assure le poste de vice-président. Florian Lepoigneur (lexpress.mu) est le secrétaire du syndicat assisté de Gaëlle Tossée (L’express dimanche). Herrsha Boodhun (Le Capital) est la trésorière alors que Patrick Jean-Louis (Week-End) est assistant-trésorier. Les autres membres du managing committee sont Thierry Laurent (lexpress. mu), Catherine Fidèle-Pierre-Louis (lexpress. mu), Ashley Victor (Le Mauricien), Humaira Ali (Radio One), Sunil Gopal (News on Sunday) et Nicholas Chenaya (Le Capital). Les deux auditeurs sont Leevy Frivet (Le Capital) et Amrish Bucktowarsing (L’express dimanche).
Le comité se réunira prochainement en vue de discuter de la marche à suivre pour la reconnaissance syndicale. La presse est « la voix des sans voix » et selon des nouveaux syndiqués « il importe que notre voix soit entendue ».