Une vingtaine d’employés de l’université de Technologie de Maurice (UTM) ont été promus la semaine dernière, soit après 11 ans de services au sein de cette institution tertiaire. Si le syndicat n’apprécie guère ces promotions, la direction explique que les promus « ont passé un examen » avant l’exercice de promotion. Celui-ci, dit-on, fait suite à des “internal vacancies” à l’University of Technology of Mauritius Employees Union (UTMEU).

Une de nos sources auprès du syndicat explique que « ces promotions n’ont jamais obtenu la décision finale du “board” de l’UTM mais les lettres ont déjà été envoyées à ceux concernés ». Cette promotion, poursuit-elle, a engendré une « frustration » chez les employés qui ont été promus. « Ils ont peur de perdre cette promotion du fait que le “board” n’ait jamais donné sa décision finale », dit notre source, ajoutant que l’UTM Act stipule que « le Staff Committee doit recommander ces promotions au “board” ».

Or, cette étape n’a jamais été réalisée comme il le faut, et, selon ce membre du syndicat, le Staff Committee est le seul au courant de ces promotions. « Les employés sont mécontents depuis que ces promotions ont été faites. Nous avons remarqué que des employés qui se rencontrent en petits comités pour exprimer leur mécontentement », dit notre source. Cette frustration, dit-elle, est aussi le fait d’avoir promu ceux qui ont été récemment recrutés et qui sont encore des “juniors” dans l’institution. « Ils n’ont aucune notion dans la gestion ou dans la supervision mais ont été quand même promus », dit le membre du syndicat. Selon lui, un tel acte a mené à « la condamnation » d’un ancien employé de l’UTM par la cour. Par ailleurs, ce membre souligne que la direction n’a accordé « aucune rencontre » avec le syndicat pour discuter sur ces nouvelles promotions.

Répondant à ces accusations, la direction de l’UTM les réfute catégoriquement. « Cette promotion a été offerte suivant un processus de sélection. Ce sont les meilleurs candidats qui ont été reçus », répond la direction. Selon notre source, chaque employé était « déjà au courant » que l’exercice était de sélectionner parmi les meilleurs et ne jamais accorder une promotion. « Même les anciens qui sont bons ont été promus », dit-elle.

Le nouveau directeur général en poste depuis lundi

Après des contestations de la part de certains employés de l’UTM au sujet de la nomination du nouveau directeur général, le Dr Keith Robert Thomas a finalement pris son poste le 1er septembre. Ce Britannique, également responsable de la Faculty and School Education en Malaisie, a signé un contrat de cinq ans pour son poste.

Le nouveau directeur général a pu assister à son premier “board” avec les “governors” de l’institution tertiaire et les employés. Sa nomination a été contestée par l’UTMEU, dont le président, Vikash Sewsagur, a dit qu’il ferait son devoir pour accueillir comme il se doit le nouveau directeur général. Il fait ressortir qu’il « veillera à ce que ce dernier sache accomplir ses tâches comme il le faut ».

Le Dr Keith Robert Thomas remplace ainsi l’Officer-in-Charge de l’UTM, Kiran Bhujun, qui avait été délégué par le ministère de l’Éducation pour gérer l’institution tertiaire après que le contrat de l’ancienne directrice générale, Sharmila Seetulsing-Goorah, n’avait pas été renouvelé suite aux pressions de l’UTMEU. Selon Kiran Bhujun, qui passe le relais au  nouveau directeur, il croit que « l’UTM s’améliorera davantage sous la direction du Dr Thomas ».