Une soirée de beuverie a très mal tourné tard durant la soirée de dimanche dernier, à la rue Couvent de Lorette, à Vacoas. Noël Madelon, un homme de 27 ans, a sauvagement agressé son ami, Yan Descombes, à coups de sabre, avant d’assouvir ses pulsions sexuelles sur la mère et la grand-mère de ce dernier. Grièvement blessé, Yan Descombes a été admis à l’hôpital de Candos, tandis que sa grand-mère, tabassée parce qu’elle a tenté de résister, a rendu l’âme à l’hôpital le lendemain de son agression. Noël Madelon demeure, quant à lui, en détention policière, le temps que l’affaire soit traduite en Cour. Le motif de la dispute : Noël Madelon étant déjà sous l’influence de l’alcool, Yan Descombes aurait refusé de lui servir à boire.
Depuis pas mal de temps déjà, Yan Descombes, domicilié à la rue Couvent de Lorette, à Vacoas, avait recueilli Noël Madelon, un SDF âgé de 27 ans, dans sa maison, où il vit en compagnie de sa mère, Dorty Beerjoolall, 68 ans, et sa grand-mère, Irelande Beerjoolall, 86 ans. Cependant, il était loin de se douter que sa générosité lui porterait préjudice tôt ou tard. En effet, dimanche dernier, c’est autour de quelques verres que les trois habitants de cette maison, ainsi que leur “invité”, ont passé la soirée à discuter. Rien ne présageait qu’un acte odieux était sur le point de se produire en ces lieux. Il était presque minuit lorsque la dispute a éclaté: étant déjà sous l’emprise de l’alcool, Noël Madelon n’aurait pas digéré le fait que son “ami” refuse de lui servir à nouveau, et c’est alors que tout s’est enclenché. Il s’est immédiatement emparé d’un sabre et a asséné des coups à celui qui l’avait généreusement hébergé, sous le regard impuissant de la mère et de la grand-mère de ce dernier. Ensuite, il l’a abandonné dans une mare de sang avant de se ruer sur Dorty Beerjoolall afin d’assouvir ses pulsions sexuelles. Vu qu’elle avait consommé de l’alcool, il a été impossible à la sexagénaire de se débattre. Dès qu’il en a eu fini avec elle, c’est à l’octagénaire que s’est attaqué Noël Madelon. Malgré son âge avancé, Irelande Beerjoolall a tenté tant bien que mal de se libérer des mains de son agresseur mais étant elle aussi sous l’influence de l’alcool, ses gestes n’ont fait qu’inciter la colère du jeune homme. Cela a  conduit ce dernier à lui porter un coup de sabre au visage, la laissant inconsciente.
Peu après cette agression, Irelande Beerjoolall s’est rendue au poste de police de Vacoas vu qu’elle était la seule des trois victimes à encore pouvoir se tenir debout. Accompagnées du SAMU, les forces régulières du poste de Vacoas se sont immédiatement rendues sur le lieu de cette ignoble agression. Les trois ont été conduites à l’hôpital de Candos où elles ont été admises. De son lit d’hôpital, Yan Descombes a relaté aux officiers de police les circonstances dans lesquelles cet acte barbare avait été commis, conduisant à l’arrestation immédiate du suspect. Ce dernier et Dorty Beerjoolall ont tous deux été soumis à un examen médical, confirmant l’agression sexuelle. Irelande Beerjoolall, en revanche, a été moins chanceuse : Agée de 86 ans, elle a succombé à ses multiples blessures durant la journée de lundi, aux alentours de 13h50, a révélé l’autopsie pratiquée par le Dr S. K. Gungadin, Chief Police Medical Officer (CPMO). Sa fille a voulu rentrer chez elle et a quitté l’établissement hospitalier, contre avis médical.
Par ailleurs, dès le lendemain, l’agresseur présumé a dû comparaître devant la Bail and Remand Court de Port-Louis où une charge provisoire de viol et de meurtre a été logée contre lui, après quoi il est retourné dérrière les barreaux. S’est ensuite enchaînée la reconstitution des faits dès le lendemain après-midi, soit, mercredi peu après 14h en présence des membres de la Scene of Crime Office (SoCO) et de la Criminal Investigation Division (CID) de Vacoas, entre les mains de laquelle l’enquête a été confiée, sous la supervision de l’Assistant-Surintendant de Police (ASP) Krishna Kumar Rajaram. Durant celle-ci, Noël Madelon a révélé aux enquêteurs le lieu où il a agressé Yan Descombes, ainsi que celui où il a assouvi son appétit sexuel. Il demeure, à ce jour, en détention policière, le temps que l’affaire soit traduite en Cour.