Jenisen Ramen a tenté de faire accroire qu’un mégot était la cause de l’incendie de la maison de Jenny Tossé. La Criminal Investigation Division (CID) de Vacoas a pu résoudre un cas de meurtre que l’agresseur présumé avait maquillé en incendie accidentel.

La victime Jenny Tossé

Jenisen Ramen, 25 ans, a tenté de faire accroire à la police qu’un mégot de cigarette était la cause d’un incendie, jeudi, dans la maison de Jenny Tossé, sa compagne, âgée de 27 ans, et résidant à Nicolson Road, Vacoas. Sauf que lui n’a subi aucune blessure lors du sinistre. Ce qui a fini par éveiller les soupçons des enquêteurs.

La police de Vacoas a été informée, jeudi vers 13 heures, qu’un incendie avait éclaté au rez-de-chaussée d’une maison en dur. Les pompiers de Curepipe sont venus à bout des flammes, mais ils ont découvert le cadavre carbonisé d’une femme sur le lit. La police et les éléments de la Scene of Crime Office (SOCO) ont été dépêchés sur place et ils ont été incommodés par l’odeur d’une substance inflammable. Ils ont d’ailleurs effectué des prélèvements sur les vêtements de la jeune femme.

Après une inspection du périmètre, les policiers ont été intrigués par le fait que Jenny Tossé n’avait pas bougé du lit pour se sauver quand le feu avait éclaté, d’autant plus qu’il y a des passages dans la pièce qui n’ont pas été atteints par les flammes. Et donc, elle pouvait s’en sortir, selon les policiers. Pour sa part, son compagnon, Jenisen Ramen a prétendu qu’il n’avait pu la sauver car il risquait de se faire brûler lui-même. Non seulement il ne se trouvait pas dans la chambre, mais en plus, il n’a même pas alerté les voisins pour l’aider à circonscrire l’incendie. Ces derniers ont aperçu des flammes et devaient alerter les pompiers.

Jenisen Ramen a été conduit au poste de police pour un interrogatoire, tandis que le cadavre de Jenny Tossé a été transporté à la morgue de l’hôpital Victoria à Candos où l’autopsie pratiquée par le Dr Maxwell Monvoisin a attribué son décès à une strangulation, confirmant du coup la thèse de “foul play”.

Au même moment, Jenisen Ramen a nié qu’il était impliqué dans ce crime. Dans un premier temps, il a allégué que les vêtements de la jeune femme avaient pris feu à cause d’un mégot de cigarette. Face aux questions pressantes des enquêteurs, le jeune homme a avoué avoir tué sa compagne.

Il a déclaré que depuis hier matin, ils ne cessaient de se disputer car Jenny Tossé voulait le quitter. Il a tenté de la faire changer d’avis, mais cette dernière a campé sur sa position. C’est alors qu’il a eu l’idée de l’éliminer. Il l’a étranglée avant de la placer sur le lit. Puis, il a aspergé sa compagne d’un liquide inflammable avant de mettre le feu à son lit et l’armoire.

Par la suite, il est sorti de la maison pour faire accroire qu’il avait pu échapper aux flammes alors qu’il se trouvait dans la salle de bains. Pour ne pas éveiller les soupçons de la police, il a même posté des photos de lui et sa compagne sur Facebook pour faire croire qu’ils étaient heureux ensemble quelques minutes avant le drame. Sauf que la police a questionné l’entourage de la victime qui a confirmé que la relation au sein du couple battait de l’aile.

A midi ce vendredi, les collègues de Jenny Tossé, qui travaillait comme Video ST Specialist à Ebène, ont tenu deux minutes de silence en sa mémoire. Une commémoration observée par chaque étage de la Cyber Tower 2.

Après son interrogatoire, Jenisen Ramen a passé la nuit en détention policière, il a comparu  au tribunal de Curepipe aujourd’hui où une accusation provisoire de meurtre a été retenue contre lui. La police a objecté à remise en liberté sous caution, il est retourné en détention policière.