Peu après minuit, la police régulière et la Criminal Investigation Division de Vacoas se retrouvent en présence du corps d’un homme âgé de 61 ans. Philippe Karl Beerjoolall a été découvert calciné sur son matelas à son domicile à la suite d’une beuverie. Les enquêteurs évoquent la thèse des cigarettes de la victime à l’origine du sinistre.
Les informations concordantes recueillies ce matin dans les milieux autorisés de la police tendent à confirmer qu’en début de soirée hier la victime, sa mère Irlande Beerjoolall (85 ans) et sa soeur Marie Bernadett Dorty Beerjoolall (54 ans) buvaient de boissons alcoolisées à leur domicile. Peu après, la victime a quitté ses proches pour regagner sa chambre dans une pièce juxtaposée à la maison de sa mère dans un état des plus délabrés.
Le pire allait se produire durant le reste de la soirée… Aux alentours de 00 h 30, les éléments du poste de police de Vacoas et les pompiers ont été alertés qu’un sinistre ravageait la pièce où se trouvait la victime Karl Beerjoolall âgée de 61 ans. Les premiers officiers de la police sur le terrain ainsi que les pompiers sont tombés nez à nez avec le corps calciné de Karl Beerjoolall allongé sur son matelas à même le sol. Dans le milieu des enquêteurs, l’on indique que le feu aurait éclaté dans cette pièce et principalement sur son matelas peu après les 21 heures.
À ce stade de l’enquête, la thèse des cigarettes de la victime seraient à l’origine du sinistre, compte tenu de nombreux mégots retrouvés à côté du matelas complètement brûlé où elle dormait. De plus, dans sa déposition au poste de police de Vacoas,  Marie Bernadett Dorty Beerjoolall, la soeur de la victime, a précisé qu’au moment où son frère a regagné sa chambre après avoir consommé de l’alcool il avait un paquet de cigarettes et une boîte d’allumettes en mains.
Toutefois, l’autopsie, qui était toujours en cours durant la matinée et le prélèvement des indices des éléments du Scene of Crime Office (SoCO) devraient permettre à la police de boucler l’enquête. « J’ignore ce qui l’a poussé à dormir dans cette pièce la nuit dernière. D’habitude, il dort chez moi où il a sa chambre », a déclarée en substance ce matin la mère de la victime visiblement désemparée par cette tragédie.
La triste fin de Karl Beerjoolall constitue un drame supplémentaire pour une famille déjà bien accablée par le sort. L’année dernière, le frère de la victime, Antonio Beerjoolall, a rendu l’âme à la suite d’une agression au sabre. Depuis cette agression survenue le 3 août 2011 chez lui à Solférino par un groupe de personnes, Antonio Beerjoolall était dans le coma durant un mois. Dans ce murder case, six jeunes, tous habitant Cité La Caverne, avaient comparu devant le tribunal où un chef d’accusation provisoire d’assassinat avait été logée contre eux par les enquêteurs de la CID de Vacoas soutenus par la MCIT.
Les présumés agresseurs en voulaient au neveu d’Antonio Beerjoolall pour une affaire de coeur mais celui-ci serait intervenu durant cette violente altercation.