L’église La Visitation, Vacoas, a été la cible de voleurs à deux reprises en 48 heures. Dans la nuit de jeudi à vendredi, les malfrats ont emporté un tronc dans lequel les paroissiens avaient effectué des donations à la Paroisse. Un autre tronc avait été subtilisé la veille suivant le même modus operandi. Les caméras de surveillance ont permis de distinguer un enfant, complice de ces vols, qui viennent s’ajouter à deux autres commis en moins de quatre semaines.
Pour le premier cas de vol enregistré cette semaine, dans la nuit de mercredi à jeudi, les malfrats ont fait main basse sur deux troncs. Le coup aurait été réalisé aux alentours d’1 h du matin. Les images de la caméra de surveillance de l’Église, située près de l’autel, montrent un enfant venant d’entrer par une petite fenêtre. Ses complices auront toutefois d’abord dû forcer les barreaux, vieux de 75 ans, avant de briser la vitre. Ce n’est qu’ensuite que l’enfant a pu entrer. Sur les images, on l’aperçoit clairement se diriger vers la porte arrière pour permettre à ses complices (un ou plusieurs adultes) de le rejoindre.
Une fois à l’intérieur, un des voleurs a réorienté la caméra. Leur forfait commis, les malfrats ont quitté l’église. Il ne restait plus à l’enfant qu’à refermer la porte de l’intérieur avant de ressortir par la fenêtre.
La police a été alertée du vol. Mais le lendemain, dans la nuit de jeudi à vendredi, vers 2 h du matin, les cambrioleurs sont revenus en utilisant la même méthode. Cette fois, ils ont emporté le deuxième tronc de l’église. Le vol a été découvert par le sacristain vers 6 h vendredi matin. Cette fois, les enquêteurs de la Scene Of Crime Office se sont rendus sur place afin de recueillir des indices.
Du côté des paroissiens, c’est l’indignation : « De quoi sont capables les voleurs de nos jours ? ! » lancent-ils, inquiets.
Alan Driver, président de la fabrique, ne cache pas sa colère. « C’est malheureux que les gens soient prêts en entrer en effraction dans une église pour y commettre un vol. Ils n’ont plus de respect pour les lieux de culte », déclare Alan Driver. Il dit également s’étonner de la technique utilisée par les voleurs pour pénétrer dans l’église. Ces derniers, dit-il, ont franchi les grilles de l’église et ne se sont pas inquiétés des caméras de surveillance, pourtant installées afin de dissuader les criminels. D’autant que ces dernières sont au nombre d’une quinzaine.
Selon le président de la fabrique, il faudrait augmenter la fréquence des patrouilles de police pendant la nuit. Et de solliciter à ce propos les autorités afin qu’un budget supplémentaire soit alloué pour l’achat de nouveaux véhicules de patrouille. Quant à la présence de l’enfant dans le groupe de malfrats, M. Driver s’en inquiète également. « C’est triste d’entraîner des enfants dans des actes criminels. C’est très grave. »
Ces deux cas de vol, commis en moins de 48 heures, ne sont pas les premiers. Ils viennent s’ajouter à deux autres perpétrés en moins de quatre semaines. Six chaises – qui se trouvaient dans l’enceinte de la cure – ont ainsi déjà été emportées du container qui abrite des réunions du Mouvement pour la promotion de l’allaitement maternel (MAM) ainsi que d’autres activités destinées aux jeunes de la paroisse. Cette fois encore, les voleurs avaient pris soin de réorienter la caméra afin d’éviter d’être filmés. Ils ne leur restaient plus qu’à forcer la fenêtre en PVC du container. Enfin, le premier cas de vol concernait une corbeille ménagère, qui devait servir à la Fancy Fair de la paroisse le 7 octobre prochain.