L’enquête sur le meurtre allégué de la petite Pallavi Achemootoo a connu un développement de taille hier après-midi. Après sa comparution devant la cour de district de Port-Louis Sud hier matin, Fekaar Sheik Madar a finalement tout raconté aux enquêteurs de la Central Criminal Division (CID) de Port-Louis Nord. Selon des sources policières proches de l’enquête, le compagnon d’Anna Alida Achemootoo a avoué que mardi matin, dans un « accès de colère », il a poussé violemment la fillette contre un sofa.
Ce coup aurait été fatal et aurait causé la mort de Pallavi Achemootoo, comme l’indique le rapport d’autopsie pratiqué par le Dr Sudesh Kumar Gungadin, selon lequel le décès est dû à un « shock due to rupture of the heart ».
Fekaar Sheik Madar est retourné à la mi-journée dans la maison où il vivait avec Anna Alida Achemootoo à la rue Napoléon Bonaparte, Vallée-Pitot, pour la reconstitution des faits. Une heure avant son arrivé, des voisins et badauds s’étaient attroupés. Une atmosphère pesante régnait sur les lieux. La Special Support Unit (SSU), la CID de Port-Louis Nord et des membres de la force régulière de Vallée-Pitot ont pu toutefois tant bien que mal contrôler la foule. Ce n’est qu’aux alentours de 11 h 40 que Fekaar Sheik Madar est arrivé dans un 4×4 de la SSU. Portant un casque et un gilet pare-balles, le présumé meurtrier a été conspué par la foule présente. « Bizin Bat toi kouma tonn batt sa piti là », lançaient plusieurs badauds, visiblement remontés.
Une fois à l’intérieur de la maison, Fekaar Sheik Madar a montré aux enquêteurs comment il a poussé Anna Alida Achemootoo contre le sofa. La séance de la reconstitution des faits a duré une vingtaine de minutes. Sous forte escorte policière, le présumé meurtrier a été transporté au poste de police de Vallée-Pitot avant d’être reconduit en cellule policière. Le sofa a été saisi aux fins d’enquête.
Une charge provisoire de meurtre pèse contre Anna Alida Achemootoo et son compagnon, qui sont soupçonnés d’avoir battu à mort la fillette, Pallavi Achemootoo. L’enquête dans cette affaire est menée par le chef inspecteur Hossenbaccus, de la CID de Port-Louis Nord.