Par la voix du ministre de la Santé, Anil Gayan, l’Alliance Lepep s’est défendue de mener une campagne communale en marge des municipales. À Vallée des Prêtres où les représentants de l’alliance gouvernementale, en l’occurrence la ministre de l’Égalité du Genre, Aurore Perraud, les députés Marie-Claire Monty, Ravi Rutnah, Mamade Kodabaccus, Rubina Jadoo-Jaunbuccus, étaient présents aux côtés des candidats du ward 8 à une réunion hier soir, le ministre Gayan a fait ressortir que le nettoyage mené actuellement  par le gouvernement n’est pas une attaque contre la communauté musulmane.
“Zot finn koken lepep, zot finn koken nou larzan. Telman ena pouritir ki sa pe pran letan pou fini tou netwayaz. Mais pour l’opposition, notre opération de nettoyage et l’affaire BAI sont perçues comme une attaque contre la communauté musulmane ! Si nous n’avions pas pris des mesures qui s’imposaient, il y aurait eu beaucoup de personnes qui seraient tombées dans la misère. Ils disent que nous nous en prenons à la communauté musulmane, mais kifer to res la France ?” a lancé Anil Gayan.
Pour démontrer que l’affaire BAI ne relevait pas d’une action communale, le ministre a expliqué que le gouvernement s’intéressait aussi à d’autres dossiers, notamment celui de Betamax, de la boutique hors- taxes de l’aéroport, etc. Anil Gayan a également commenté la nomination d’Ameenah Gurib-Fakim au poste de présidente de la République. Il est revenu sur les critiques formulées à l’encontre de la scientifique par l’ancien Premier ministre, Navin Ramgoolam, au moment de la campagne électorale.
Aux élections municipales, “les femmes, a-t-il déclaré, devront se venger de Navin Ramgoolam” pour ses propos insultants. Paul Bérenger, leader du MMM, n’avait pas trouvé juste de soutenir Ameenah Gurib-Fakim, a fait ressortir Anil Gayan. Par ailleurs, le ministre et aussi leader adjoint du ML a souligné “qu’aucune pression n’a été exercée sur Kailash Purryag pour qu’il démissionne”. Le président de la République démissionnaire, a-t-il dit, “aurait pu s’il le souhaitait rester en poste jusqu’à la fin de son mandat. Mais, en janvier dernier, il a donné sa parole”.
Anil Gayan, qui a quitté la réunion en compagnie de Vijaya Sumputh, dont la nomination à la tête du Trust Fund for Specialised Medical Care a donné lieu à une polémique, a aussi évoqué l’argent saisi dans les coffres-forts de Navin Ramgoolam. Tout comme les personnalités politiques citées plus haut, le néo-PMSD Hervé Aimée a également pris la parole hier pour revendiquer l’amendement de la loi pour faire plus de place aux femmes dans les collectivités locales et donner à la ville de Port-Louis son statut officiel de cité.