Le « fencing vert », qui longe l’autoroute M1 sur 2,1 km, entre Pailles et Camp Chapelon, installé l’an dernier, et qui a coûté la bagatelle de Rs 2,3 millions au ministère des Infrastructures publiques, a été vandalisé en trois endroits, indique un ingénieur de ce ministère. Ces actes remonteraient, selon lui, « un peu avant la deuxième quinzaine du mois de décembre dernier ». Déplorant « l’attitude irresponsable et irréfléchie de ceux qui ont commis ces actes », le ministère annonce que « les réparations seront effectuées dans les plus brefs délais pour éviter tout accident ». L’ingénieur rappelle que cela nécessitera « un budget supplémentaire. »
Les automobilistes qui empruntent quotidiennement l’autoroute M1 l’auront remarqué depuis plusieurs jours ; et ce, avant même le Nouvel An, d’ailleurs. Le « fencing vert », long de 2,1 kilomètres qui avait été installé par le ministère des Infrastructures publiques l’an dernier, a été vandalisé en plusieurs endroits. Les trous réalisés dans ce grillage, destiné à diminuer les risques d’accidents entre véhicules et piétons sur l’autoroute en interdisant cet accès et privilégiant les deux fly-over qui se trouvent dans la région de Camp Chapelon, ont ainsi encouragé plusieurs piétons inconscients à traverser les six à huit voies qui composent l’autoroute, à cette hauteur. Une situation qui cause pas mal d’inconvénients aux automobilistes.
Informé par les autorités policières de ces actes de vandalisme, le ministère des Infrastructures publiques s’est déjà mis au travail : « Nous ne voulons pas d’une situation où il reviendra au ministère des Infrastructures publiques de réaliser des réparations de manière ponctuelle, explique un ingénieur de ce ministère dans sa déclaration au Mauricien, ce matin. Depuis que ces actes de vandalisme ont été enregistrés, nous avons commencé à réfléchir au problème. »
Dans un premier temps, une mesure primordiale : « Nous avons contacté l’entrepreneur qui avait réalisé ce travail et mis en chantier les réparations. Ceux-ci vont être réalisés dans les plus brefs délais, au plus tard dans un mois, car nous voulons à tout prix éviter tout risque d’accidents en ces divers endroits où le fencing a été vandalisé. » Et dans un deuxième temps, poursuit notre interlocuteur, « nous ne voulons qu’après les réparations, d’autres actes de vandalisme se produisent et que le ministère se retrouve, alors, coincé, à devoir effectuer des réparations à chaque fois. » De ce fait, continue cet ingénieur, « nous avons pensé, par exemple, à faire installer des caméras de surveillance… Cela devrait dissuader ceux qui envisageraient de commettre ces actes de vandalisme ! » Pour le ministère des Infrastructures publiques, « il est clair qu’il nous faut, dans cette affaire, un Stop Point à un certain moment ».
Le ministère des Infrastructures publiques déplore « l’attitude de certains habitants de cette région qui ont commis ces actes. Nous avons fait installer ce grillage dans le but de les protéger. » Le ministère se dit pleinement conscient que « ces agissements incitent des habitants à traverser l’autoroute au lieu d’emprunter les fly-over, pouvant occasionner des accidents de la route et coûter la vie à plusieurs personnes. » Il espère qu’après les réparations, « les auteurs de ces actes réaliseront que c’est pour leur sécurité que ce fencing a été installé ».