Mario Jeannot, le père de l’étudiant, victime d’agression physique aux mains de l’ancien Attorney General, Yatin Varma, a été inculpé provisoirement en début d’après-midi par le Central CID dans le cadre de l’enquête sur la VarmaGate. Il a comparu devant le tribunal de Port-Louis où il a été remis en liberté contre le versement d’une caution.  Mario Jeannot était retourné en fin de matinée à la police pour le troisième jour consécutif dans le cadre de son interrogatoire alors que les limiers du Central CID maintiennent le suspense quant à l’issue de cet exercice.
Ce développement est intervenu alors que Mario Jeannot était encore en train de donner ses explications sur les dessous de cette affaire et soutenait que Me Roubina Jaddoo peut soutenir ses dires quant à l’origine du complot. La principale raison derrière cet empressement alors que Jadoo n’a pas encore été entendue est qu’aujourd’hui est le Last Friday et que toute comparution doit intervenir avant 13 heures au plus tard.
Arès le troisième jour consécutif d’interrogatoire Under Warning de Mario Jeannot dans la VarmaGate, il devient de plus en plus évident que la clé de la thèse du complot se trouve en partie avec la version des faits de Me Roubina Jaddoo, dont les services ont été retenus par la famille Jeannot au tout début de cette affaire. Hier après-midi, la présence de cette avocate dans les locaux du Central CID a été une fausse alerte car elle s’y était rendue pour des raisons autres que l’enquête sur l’affaire impliquant l’ancien Attorney General, Yatin Varma.
Des recoupements d’informations effectués par Le Mauricien indiquent que la question de l’audition du témoin, Me Roubina Jaddoo, sera au centre des préoccupations de la séance d’interrogatoire du jour. En effet, l’entourage de Mario Jeannot affirme que la réponse au sujet du complot allégué se trouve dans la version des faits de cette avocate, qui assurait les intérêts de la famille Jeannot depuis le début de ce scandale.
Il est question des explications de Me Jaddoo lors des étapes les plus cruciales, soit suite aux premiers contacts à la demande de Maurice Allet, l’ancien Chairman de la Mauritius Ports Authority (MPA) vers le 20 mai dernier ou encore le vendredi 14 juin, avec l’ancien Private Parliamentary Secretary, Reza Issack, affirmant que « bizin fini sa zafer-la zordi mem » contre le versement de Rs 1,5 million. Mais jusqu’ici, cette avocate n’a pas encore été entendue par la police.
Initialement, Me Jaddoo, qui avait retenu les services de Me Ivan Collendavelloo, Senior Counsel, avait été annoncée aux Casernes centrales dès mardi pour sa déposition. Néanmoins, elle devait se raviser après avoir pris conseil d’un autre confrère. Hier après-midi, sa présence au QG du Central CID, alors que Mario Jeannot était interrogé, n’avait rien à faire avec ce cas. Elle s’y était rendue pour des raisons professionnelles, soit déposer un certificat médical au nom d’une cliente souffrante attendue pour interrogatoire.
La déposition de Me Jaddoo est considérée comme étant révélatrice pour Mario Jeannot confronté principalement dans la journée d’hier aux versions de Maurice Allet et de Yatin Varma à l’effet que les contacts avaient été établis par le père de Florent Jeannot. Il y a encore les échanges de SMS avec l’ex-PPS Reza Issack en vue de « drafter l’Agreement » ou encore les enregistrements des caméras de surveillance abritant l’étude de Me Jaddoo pour prouver le camp où le complot avait été ourdi.
Tout au long de cette séance d’interrogatoire, Mario Jeannot a rejeté avec véhémence ces allégations et s’est appesanti sur le fait que sa démarche durant toute cette période était « de faire éclater la vérité sur les dessous du VarmaGate ».