Notre invité est Vasant Bunwaree, ex-ministre de l’Éducation, ex-membre du Ptr et leader du nouveau Mouvement Travailliste Militant. Critique de la IIe République prônée par l’alliance PTr-MMM, Vasant Bunwaree a été privé de ticket électoral par Navin Ramgoolam. Il a démissionné cette semaine du gouvernement et du PTr pour reprendre sa liberté de parole. C’est dans ce cadre qu’il nous a accordé la présente interview, vendredi dernier. Elle a été réalisée à son cabinet médical à Cuerepipe, où il vient de reprendre ses activités de cardiologue.
 
Vous dites que vous êtes d’une famille travailliste, mais quand vous vous êtes engagé dans la politique active en 1987, vous vous êtes joint au MSM…
C’est le résultat d’une série de circonstances. J’ai aidé à mettre sur pied l’unité de cardiologie du service public, jai été invité à faire partie du syndicats des médecins et des dentistes dont je suis devenu le président par la suite. C’est en tant que tel que j’ai rencontré Aneerod Jugnauth pour des négociations sur l’application du rapport PRB. En même temps éclate l’affaire de quatre députés arrêtés à Amsterdam avec de la drogue, ce qui provoque les élections générales anticipées. SAJ me propose d’être candidat pour le MSM, dans le cadre de l’alliance bleu-blanc-rouge, donc avec le PTr. J’accepte et je suis élu au N°12.
 
Vous vous faites remarquer par vos questions parlementaires qui embarrassent le ministre de la Santé. Mais en 1990 vous prenez vos distances du MSM puis vous soumettez votre démission pour vous joindre le PTr en 1991, à l’invitation de James Burty David. Et aux élections générales, gagnées par l’alliance MSM-MMM 57/3, vous faites parties des trois députés rouges élus avec Navin Ramgoolam et Arvin Boolell…
Navin Ramgoolam devient leader du PTr et de l’opposition, mais il n’avait pas encore terminé ses études de droit. Il décide de prendre un congé d’un an pour aller les terminer à Londres, ce qui provoque une série de protestations dans le pays et chez les travaillistes. J’ai soutenu sa décision, repris le flambeau du PTr, expliqué le départ de Navin et fait revivre le parti en créant des comités du parti dans tous le pays. J’ai organisé plus de cinquante meetings, des centaines de réunions et quand Navin est revenu à Maurice, après ses études, il a retrouvé un PTr fort et organisé. Et quand Bérenger se rend compte de ça, fidèle à lui-même il prend ses distances du MSM et commence à négocier une alliance avec le PTr. Alliance qui sera concrétisée en 1994.
 
Les élections de 1995 sont remportées par l’alliance PTr-MMM, vous êtes élu mais refusez le ministère que l’on vous offre, considérant qu’il n’est pas suffisamment important pour vous…
Je n’ai pas refusé le ministère, mais j’ai dit à Navin que son cabinet n’était pas homogène et fait une liste de quelques ministres travaillistes qui poseraient problème. Les problèmes se sont succédé jusqu’au budget de Manou Bheenick qui n’a pas fait l’unanimité, surtout après les commentaires de Bérenger, toujours prêt à critiquer ses amis et ses alliés. Puis plus tard, alors que les problèmes entre Navin et Bérenger commençaient, j’ai accepté d’entrer au gouvernement pour occuper le poste de ministre des Finances. Après qu’il m’ait proposé celui de l’Éducation le matin même.
 
On sait que le leader du PTr change souvent d’avis. Donc, vous êtes ministre jusqu’en 2000 jusqu’à la fameuse défaite contre le MMM qui s’était, entre-temps, remis avec le MSM. Vous vous attendiez à cette défaite ?

Oui. D’autant que personne n’avait cru que le MMM et le MSM referait une alliance. Cette alliance a été une véritable catastrophe financière pour le pays, après mon passage aux Finances au cours duquel j’ai apporté quelques réformes fondamentales. Donc, celui du remplacement de la sales tax par la TVA qui a changé le fonctionnement économique du pays.
 
L’Alliance de l’Avenir, dont le PTr est le principal parti, remporte les élections de 2005. Vous revenez au gouvernement comme ministre du Travail et des Relations industrielles, puis de l’Éducation…
J’ai fait pas mal de choses au Travail. C’est en 2008 que je suis nommé à l’Éducation, qui comprend alors aussi le Tertiaire et les Arts et la Culture. Je suis nommé à l’Éducation parce que Dharam Ghookol avait eu des problèmes et mal utilisé un mot dans une déclaration après les inondations.
 
En suivant votre parcours, on est obligé de se rendre compte qu’à partir de 1990, vous êtes un des proches collaborateurs de Navin Ramgoolam, dans la victoire comme dans la défaite. Quand est-ce que vos relations se sont gâtées avec lui ?
Mes relations ne se sont pas gâtées avec Navin Ramgoolam. Mais je suis obligé de remarquer que, depuis quelques temps, depuis deux-trois ans, il y a comme un semblant de froid entre nous.
 
Provoqué par quoi ?

Vous savez, il y a beaucoup de jalousie et de jaloux en politique, surtout quand quelqu’un a du succès dans son travail. Je pense qu’il y a des personnes dans l’entourage de Ramgoolam qui ne m’aiment pas.
 
Ses proches, ses conseillers politiques ?
Surtout ses conseillers politiques. Je crois qu’ils ont une très grande part de responsabilité dans ce froid. Il y a des mensonges que l’on a fait passer pour des vérités et ce n’est que tout récemment que je m’en suis rendu compte. Par exemple, il y a eu un activiste que j’ai nommé Adviser au ministère de l’Éducation, qui ne faisait pas bien son travail. Je l’ai empêché de faire quelque chose de grave et sur le terrain il a commencé à raconter des choses sur moi. Par la suite, les conseillers, dont nous avons parlé, ont emmené cette personne chez Navin Ramgoolam pour raconter toutes sortes de mensonges. Jamais Ramgoolam ne m’a parlé de ça, jamais il ne m’a demandé des explications.
 
Le problème du refroidissement de vos relations avec Navin Ramgoolam, pour ne pas dire votre disgrâce, ne date-t-il de l’affaire, du scandale MITD ?

Personnellement, je ne le crois pas. Le problème de l’affaire MITD est une mauvaise perception qui perdure encore à cause de Paul Bérenger…
 
Et de Pravind Jugnauth. C’est lui qui révèle l’affaire, ce qui lui vaudra une accusation provisoire…
La mauvaise perception est maintenue par Pravin Jugnauth jusqu’a il y a quatre-cinq mois. Depuis, j’ai eu une rencontre avec Pravind Jugnauth au cours de laquelle je lui ai expliqué les dessous de l’affaire. Depuis, même si Pravind Jugnauth mentionne l’affaire MITD, il ne l’associe pas à moi. Parce qu’il connaît maintenant la vérité. À l’époque, j’ai essayé de répondre aux attaques de Bérenger, mais on ne retenait pas mes arguments. J’ai demandé à Bérenger de m’affronter dans un face-à-face sur cette question, il a refusé. Le rapport d’un fact finding comittee a été fait mais je n’ai malheureusement pas pu le déposer au Parlement, contre mon gré.
 
Cela veut dire quoi ça, contre mon gré ? Vous étiez ministre de l’Éducation, l’affaire avait eu lieu dans votre département. Il suffisait de déposer le rapport au Parlement. Pourquoi ne l’avez-vous pas fait ?
Il me fallait l’autorisation du Premier ministre. J’ai apporté ce rapport dans un comité avec le Premier ministre et quelques-uns de ses conseillers-experts. Navin Ramgoolam a pris connaissance du rapport, a découvert qu’il n’y avait rien contre moi. J’ai demandé de déposer ce rapport au Parlement en biffant une phrase ayant trait à une description physique de l’élève. Après discussion au sein de ce comité, les conseillers de Navin Ramgoolam ont refusé que le rapport soit déposé au Parlement. À la place, un papier résumant les faits a été déposé, pas le rapport.
 
Rappelons aux lecteurs qui l’auraient oublié de quoi il s’agit. Un de vos protégés travaillant au MITD a été accusé d’avoir eu des relations intimes avec une élève mineure…
Ce n’est pas un des mes protégés, je conteste ce terme.
 
Vous préférez le terme “proche” ?
Je préfère dire une personne que je connais.
 
On va arrêter de jouer sur les termes. Il s’agissait du frère d’une personne proche de vous, une intime…
C’est une personne qui travaille au ministère, que j’ai aidée pour faire son avenir. Elle est entrée au ministère avec un certificat de Form IV, aujourd’hui elle est en train de composer les examens du premier semestre pour un BSc. Library and Archives. J’ai déjà donné cette réponse au Parlement et on me pose sans cesse la question.
 
C’est une femme à qui vous avez donné un coup de main professionnel…
Il faut faire la différence entre femme et fille. Bien sûr, elle a eu un coup de main, on pourrait même dire des petites faveurs, pour lui permettre d’avancer dans sa vie et sa carrière. Elle est entrée avec un certificat de Form IV pour faire du general work…
 
Plus précisément comme tea maker…
Non ! C’est un mauvais terme, un terme malpropre que l’on a utilisé exprès. Ce poste n’existe pas au ministère. J’ai donné la réponse au Parlement pour donner sa date d’entrée au ministère, le job qu’elle faisait. Depuis, elle a passé son SC et son HSC, et maintenant elle fait un BSc. À l’époque j’ai mis en place un système pour créer des archives au ministère et archiver les documents et les discours. On avait besoin d’une personne pour faire des entrées dans le système. Cette jeune fille faisait des progrès et j’avais confiance en elle, sa famille habite dans ma circonscription et je lui ai donné cette responsabilité, avec Rs 300 en plus comme allowance. C’est tout !
 
Selon vous, ce n’est pas l’affaire, ou l’épisode, MITD et l’emploi de cette personne qui a créé le froid entre Navin Ramgoolam et vous ?
Je ne le pense pas. Revenons, si vous le permettez, à Bérenger. Je lui ai déjà demandé un face-à-face sur cette question afin que le public sache la vérité une fois pour toutes. Je lui refais cette invitation une fois encore et cette fois je demande à Navin Ramgoolam, qui est devenu son allié, de lui dire d’accepter. J’ai également demandé à Ramgoolam de rendre public le rapport, dont une copie existe au ministère de l’Éducation et une autre au PMO.
 
Pour quelle raison n’avez-vous pas eu un ticket pour les prochaines élections ?
Je ne sais pas pourquoi, je ne comprends pas pourquoi.
 
Parce ce que vous êtes contre la dernière alliance PTr-MMM ?

Je n’étais pas contre l’alliance, mais contre certains aspects de la IIe République. J’ai dit que si par malheur Navin Ramgoolam disparaissait, ou n’était plus capable d’assurer la présidence, la situation serait la suivante : Cuttaree deviendrait président, Bérenger resterait Premier ministre et le Speaker serait toujours Françoise Labelle. C’est-à-dire que tous les postes constitutionnels seraient occupés par le MMM. J’ai posé la question : que devient le PTr dans ce cas de figure ?
 
C’est une question que l’on entend de plus en plus. Surtout dans les milieux travaillistes.
C’est moi qui ai soulevé ce point fondamental.
 
C’est ça la raison pour laquelle nous n’avez pas eu de ticket ?
Je pense que la décision avait été déjà prise avant.
 
À la demande de Bérenger ?
Je ne le crois pas. Je crois même qu’on l’a utilisé comme un bouc émissaire dans cette affaire. Parce qu’il parle beaucoup, parce qu’il dit tout ce qui se passe, tout ce qui se dit dans les réunions, change d’opinion. Je crois qu’on l’a utilisé.
 
Si vous aviez eu un ticket, vous auriez soutenu l’alliance PTr-MMM et la IIe République ?
Pas du tout ! Bien avant que l’on arrive au stade des tickets, j’avais déjà fait part de mon objection ou, si vous le préférez, posé la question que vous savez. J’ai dit qu’il y avait un gros problème avec la IIe République et j’ai même demandé à me faire entendre par le comité responsable de travailler sur les changements constitutionnels. Ce n’est pas mon intérêt personnel que je défends, mais celui du PTr.
 
Êtes-vous blessé ou en colère de ne pas avoir eu un ticket ?
Pas du tout. Je ne suis ni blessé ni en colère. J’ai donné la preuve à plusieurs reprises dans ma carrière que je suis pas un ticket wallah. D’ailleurs, c’est moi qui ai emmené Ritesh Ramphul dans la circonscription, à la demande de son beau-père, qui est le président de la République.
 
On a laissé entendre que le Président était impliqué dans la campagne de son genre…
Tout ce que je peux vous dire, c’est que le président de la République est venu 25 fois participer à des séances de prière — y compris une organisée par la VOH — dans la circonscription N°12. Avant j’étais ministre et je ne pouvais pas dire cela, aujourd’hui je suis libre et je le fais. C’est moi qui ai fait entrer Ritesh Ramburn dans le campaign commitee du N°12.
 
C’est vous qui avez introduit le loup dans la bergerie…
C’est vous qui le dites. Je ne suis pas blessé mais je me dis que Navin Ramgoolam devrait se rappeler tout ce que j’ai fait pour le parti, tout le travail que nous avons abattu ensemble.
 
N’avez-vous pas eu une discussion sur cette situation. Une discussion les yeux dans les yeux, d’homme à homme ?
C’est la seule chose que je conteste. Ce qui me pousse à aller créer un autre parti politique, c’est la façon de faire de Navin Ramgoolam. Il n’a pas voulu me rencontrer pour me dire que je n’avais pas de ticket. Il n’a pas eu le courage de le faire.
 
Comment avez-vous appris que vous n’aviez pas de ticket ?
Par la presse. Je sentais venir les choses mais je n’y croyais pas. Un leader ne donne pas de ticket à quelqu’un qui n’a pas de résultats. Ce n’est pas mon cas. En tant que secrétaire général du PTr entre 2001 et 2005, c’est moi qui ai crée le New Labour. Au niveau ministériel, je ne pense pas avoir démérité.
 
Tout en entendant les rumeurs, vous avez continué à faire comme si vous alliez obtenir votre ticket. Vous avez fait le bilan de votre ministère, multiplié les déclarations et les activités…
Parce que le ticket du N°12 devait me revenir naturellement. Pourquoi est-ce que la question ne se pose pas pour Anil Baichoo, pour Arvind Boolell ? Bérenger, lui, a gardé tous ses anciens responsables, bons ou pas bons comme candidats. Pourquoi Ramgoolam ne l’a-t-il pas fait ? Pourquoi n’a-t-il pas nommé un comité pour étudier les mérites de tous les candidats ?
 
Expliquez-nous pourquoi de tous les ministres travaillistes qui n’ont pas eu de ticket, vous êtes le seul à vous faire entendre ?
Parce que je suis moi. Parce que j’ai l’habitude de dire ce que je pense. Je pense que peut-être des promesses et des garanties ont été données aux autres. Moi, j’ai une profession et je n’ai pas besoin de compter sur la politique pour vivre.
 
Pourquoi avez-vous attendu aussi longtemps pour démissionner du ministère ? Vous espériez que Navin Ramgoolam changerait d’avis et vous offrirait un ticket ?

Je n’ai pas attendu la dernière minute pour démissionner. J’ai pris du temps pour le faire pour mettre les choses en ordre avant de partir. Je me suis assuré que les examens et les corrections du CPE se passent normalement, que la date de l’annonce des résultats soit fixée. Il fallait que je démissionne. C’était le prix à payer pour pouvoir vous dire ce que je vous dis. Je ne suis pas parti à la dernière minute et je n’ai pas attendu qu’on rechange la liste des candidats. Encore que, selon mes renseignements, il est possible qu’il y ait encore des changements sur la liste « canon » du PTr-MMM d’ici au Nomination Day.
 
Et si d’ici mardi matin, date du Nomination Day, Navin Ramgoolam vous proposait un ticket ?
(Rires) Je n’ai pas l’intention d’accepter un ticket. Et puis, d’ailleurs, désormais, je ne suis plus un simple individu, mais le leader d’un nouveau parti. Je ne peux prendre aucun engagement sans l’accord de mon bureau politique.
 
Et comment s’appelle ce nouveau parti ?
Le Mouvement Travailliste Militant…
 
Pas mal le mélange de noms. Vous avez déclaré que le PTr avait perdu ses valeurs. Alors, le vrai PTr c’est vous ?
Oui, le vrai parti travailliste c’est nous… Je ne suis pas le seul. Il y a beaucoup de personnes qui croient dans les vraies valeurs travaillistes et qui sont en train de se regrouper pour les défendre. Mais le PTr, comme on appelle ce parti, a effrité ses valeurs de façon considérable. Il a perdu son identité au profit du matérialisme, d’une mauvaise gestion de la République. Ramgoolam ne gère pas le pays comme il se doit. Au lieu d’écouter Bérenger, il aurait dû faire appel à ceux qui lui ont permis de devenir ce qu’il est pour s’expliquer, pour qu’ils puissent l’aider. Il a fait le contraire en écartant tous ceux qui pouvaient l’aider. Il se fait entourer par des gens que les autres appellent des transfuges, des personnes qui n’épousent pas les vraies valeurs du travaillisme authentique.
 
Navin Ramgoolam a commenté votre démission par la phrase suivante : “Si li anvi alé, li lib. » Votre commentaire ?
Mais je suis libre. J’ai repris ma liberté. Si le ton utilisé est mesquin, ce n’est pas mon problème.
 
Des rumeurs laissent entendre que vous avez ouvert des négociations avec l’Alliance Lepep. C’est vrai ?

Je ne négocie pas, je discute avec des personnes de l’Alliance Lepep. Nous sommes là pour écouter et rassembler.
 
Le MTM alignera-t-il des candidats dans toutes les circonscriptions ?
Pas pour cette élection. Encore qu’il n’est pas impossible que nous ayons des candidats dans une ou deux circonscriptions, si jamais l’occasion se présentait.
 
Par exemple, vous au N°12 ?
Non.
 
Vous avez peur d’affronter celui qui a pris votre place ?
Si j’étais quelqu’un qui avait peur, vous pensez que je serais en train de répondre à vos questions ? Vous pensez qu’il a pris ma place ? Attendons voir les résultats des élections.
 
Selon vous, quel pourrait être le score des prochaines élections ?
Valeur du jour, je pense qu’il n’y aura certainement pas de 60/0 et pas de majorité de trois quarts. Au départ, l’Alliance Lepep avait zéro et l’alliance PTr-MMM était crédité de 60. Je pense que l’Alliance Lepep est remonté tandis que le PTr-MMM est descendu. L’une est remontée et l’autre a dégringolé de manière régulière. Valeur du jour, je crois que n’importe quelle alliance pourrait s’imposer 32/28.
 
Pour quelle alliance irez-vous voter ?
Je vais faire ce que je demande à tous les Mauriciens de faire. D’ouvrir leurs yeux, de participer aux débats, d’écouter ce que les autres partis, comme celui que nous venons de lancer, en dehors des grandes alliances ont à dire. Il faut faire son choix après avoir bien écouté et analysé les arguments des uns et des autres.