Le ministre de l’Éducation, Vasant Bunwaree, a annoncé que le ministère de tutelle a approché le National Renumeration Board (NRB) afin que cette instance prescrive une structure salariale et des conditions de service à l’intention du travaillant pour les organisations non-gouvernementales engagées dans l’éducation spécialisée. C’était hier, lors d’une déclaration au parlement.
« My Ministry has approached the National Remuneration Board through the Ministry of Labour, Industrial Relations and Employment to regulate and prescribe the salaries and conditions of service of all staff working in NGOs running SEN schools », a déclaré Vasant Bunwaree.
Le ministre de tutelle évoquait auparavant la question de subvention allouée aux ONG engagées dans le Special Education Needs (SEN).
Il a indiqué que selon la politique du gouvernement, tout est mis en oeuvre pour que tous les enfants mauriciens aient accès à une même éducation de qualité. Il a souligné que le ministère de tutelle met à jour, en ce moment, la base de données concernant les enfants qui ont besoin d’une éducation spécialisée. Il note les difficultés que rencontrent les officiers car les parents ont tendance à stigmatiser les enfants handicapés. Il observe que beaucoup a été fait pour décloisonner ces enfants handicapés stigmatiser et estime qu’il faut changer la mentalité de la société. M. Bunwaree affirme que l’objectif du gouvernement est de ramener les enfants handicapés dans la filière éducative normale comme c’est le cas dans d’autres pays.
Vasant Bunwaree constate qu’à Maurice, l’État a longtemps travaillé avec les organisations non-gouvernementales pour l’éducation spécialisée et il leur pourvoit une subvention. En 2011, elle était de Rs 26,4 millions. Cette année, elle est passée à Rs 30,4 millions. Les ONG, rappelle-t-il, touchent aussi une subvention, à hauteur de Rs 12 millions, du Trust Fund. Le ministre de l’Éducation note que l’APEIM fait partie des 38 ONG qui travaillent avec le gouvernement pour l’éducation des enfants handicapés. Cette association, en compte 257.
Vasant Bunwaree note que cette année « representations have been received regarding the insufficiency of the amount of assistance provided under the grant-in-aid scheme ». Dans ce sillage, le ministère de tutelle a approché l’Office of the Public Sector Governance (OPSG) pour revoir la formule de subvention de ces ONG en fonction des besoins des différentes catégories de handicaps dont elles s’occupent. Suite à cela, l’OPSG a demandé au ministère de mettre sur pied un comité comprenant des représentants du ministère de l’Éducation, du ministère des Finances et du ministère de la Sécurité sociale, du MIE, de l’OPSG et du directeur de la section SEN afin de travailler sur la révision du grant-in-aid et la structuration des normes et standards dans le secteur. 24 des 38 ONG ont demandé à déposer devant le comité qui a été mis en place. Parmi les cinq qui l’ont déjà fait, Vasant Bunwaree note l’APEIM. Il poursuit : « The financial situation of all the NGO’s is not in the red zone. Many NGO’s have expressed satisfaction both verbally and in writing, regarding initiatives taken by the ministry to address this issue. »