Asha Guness, directrice de la Vedic Social Organisation

Le bureau de l’Ombudsperson for Children mène depuis deux semaines une enquête sur l’affaire des “shelters” La Marguerite, à Belle-Rose, et Heaven, à Paillotte. Après un premier interrogatoire lundi, Asha Guness, directrice de la Vedic Social Organisation, a avancé qu’elle « n’est pas en état » de répondre à l’enquête menée par l’Ombudsperson for Children car, soutient-elle, « je souffre de dépression ».

Pour sa part, Rita Venkatasawmy indique que l’indisponibilité d’Asha Guness « retardera » l’enquête en cours. « Quelques jours après la fermeture des “shelters” La Marguerite, à Belle-Rose, et Heaven, à Paillotte, nous avons initié une enquête pour situer la responsabilité de la Vedic Social Organisation dans les cas de maltraitances envers les 25 filles de ces deux “shelters”. Nous avons ainsi bénéficié de la collaboration du ministère de l’Égalité des genres et de celui de l’Éducation, qui nous ont fourni tous les documents et données nécessaires pour mener à bien notre enquête. La directrice de la Vedic Social Organisation était elle aussi appelée à venir fournir des explications. Tout allait bien jusqu’à mardi, où nous avons reçu une lettre de la fille d’Asha Guness, nous informant que sa mère souffre d’une dépression et qu’elle ne pourra venir pour les besoins de l’enquête », avance Rita Venkatasawmy. Elle dit ainsi craindre que l’enquête ne prenne du retard, indiquant que celle-ci a été initiée il y a plus de deux semaines.

Plusieurs protagonistes ont été interrogés, dont le personnel de la maison d’accueil Heaven, à Paillotte, plusieurs filles relogées dans différents “shelters” ainsi que la directrice de la Vedic Social Organisation. « Elle a positivement répondu à notre appel. Maintenant, elle envoie une lettre pour dire qu’elle n’est pas en état d’être interrogée. Son indisponibilité retardera certainement notre enquête, voire la rédaction du rapport du bureau de l’Ombudsperson for Children », précise Rita Venkatasawmy. Et d’ajouter que les explications d’Asha Guness sont « importantes » pour conclure cette enquête avant la rédaction d’un rapport.