Ne la sous-estimez pas en voyant son petit gabarit, car elle sait s’imposer dans ce milieu largement masculin. À 19 ans, Vee Simons a la rage du hip-hop. D’origine réunionnaise, elle a fait escale à Maurice, le temps d’animer un atelier à Curepipe. Entre deux cours, la danseuse de hip-hop partage son expérience de street dance, alors que deux newstylers, Thierry et Annaëlle, racontent les battles à Maurice.
Elle affirme que son style de danse est métissé. Du breakdance à la danse contemporaine, Vee Simons bouge sur tout ! Accro au beat, elle affirme ne pas se limiter à ce qu’elle connaît. “Il existe différents styles de danse de rue. Breakdance, twerk, hip-hop, newstyle, entre autres. Si le danseur reste dans sa zone de confort, il n’atteindra pas le niveau pour défendre les couleurs de son crew lors de battles”, souligne Vee Simons.
Sous son air de jeune fille timide, la jeune femme confie que le hip-hop a forgé son caractère. À 16 ans, elle s’enferme dans sa chambre et commence à pratiquer, en s’inspirant des danseurs américains, avant de se jeter dans l’arène. “Lorsque tu montes sur le ring pour le battle, tu ne danses pas pour que les gens te regardent, mais pour qu’ils ressentent l’émotion de la chorégraphie. Le hip-hop m’a vraiment aidé à devenir forte. Quand tu danses, même si tu es avec ton crew, tu es seule à défendre tes pas. Cette montée d’adrénaline, c’est vraiment excitant !”