Selon le président du Dealers in Imported Used Vehicles Association (DIVA), Zaid Ameer, les pays d’où sont importées les voitures d’occasion sont conformes aux réglementations « UN101ECE Annex 6 » des Nations unies en ce qui concernent les émissions de Co2. Néanmoins, pour ceux qui auraient des réserves à ce sujet, la DIVA se dit prête à examiner les arguments contraires.
Lors d’une conférence de presse hier à l’hôtel Saint-Georges, M. Ameer a déclaré : « Si ena bann lotorite ki ena enn lot lopinion, zot kapav amenn prev teknik ek DIVA. » Selon lui, ce sont les concessionnaires en véhicules neufs qui tenteraient de faire pression sur le gouvernement et les autorités. « Zot pe rod dir nou bann sertifika fos ! Zot pe rod touy konpetision. Zot pe rod fer monopol. »
La réglementation UN101ECE Annex 6 prévoit, entre autres, des tests et des normes pour le calcul des émissions Co2 pendant 14 000 km sur une durée de 45 jours. « Me ena bann lorganizasion ki remet sa en kestion. »
À Maurice, depuis fin 2011 et l’application de la loi Jugnauth sur les émissions de Co2 des véhicules, il est prévu que pour les voitures neuves importées, les fabriquants détaillent le taux et pour les voitures d’occasion importées, que cela soit réalisé par les sociétés de « pre-shipment inspection ». Et d’ajouter : « Nou bann loto sekonn min sorti mazorite depi Zapon, ki enn referans pou lekonomi ek lanvironnman. Hongkong fek aprouv sistem zapone ! »
La DIVA se dit « menacée » et « défavorisée » par rapport à certains lobbies, surtout depuis 2010, année où a débuté le boom des ventes de véhicules neufs en défaveur des véhicules d’occasion. « Soley, li bizin lev parey lor tou dimoun », fustige M. Ameer.
La loi Jugnauth sur l’émission de Co2 concerne une remise ou une pénalité de taxe selon le « grammage ». Pour moins de 89g et 158g, Rs 3 000 et Rs 2 000 de remise par gramme en moins respectivement. Pour plus de 158g et 190g, Rs 2 000 et Rs 3 000 d’incrément par gramme respectivement.