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L’APEC exige que les pharmacies respectent le « Maximum

Mark-Up » imposé par la loi

Les prix des médicaments d’utilité courante, dont ceux prescrits pour des maladies chroniques, telles que l’hypertension, le diabète, les maladies cardiaques ou les troubles neurologiques, comme l’épilepsie, ont connu des hausses sensibles depuis ces derniers jours. Aussi, Suttyadeo Tengur de l’Association pour la Protection de l’Environnement et des Consommateurs (APEC) appelle le ministère de la Santé à exercer un contrôle pour éviter des abus.

Renseignements pris, Suttyadeo Tengur indique qu’il semble que deux facteurs objectifs expliquent, en partie, ces hausses des prix des médicaments vendus au détail. Il cite, notamment, le diamicron (60 mg), un médicament de prescription courante contre le diabète, dont le prix, dit-il, a « presque doublé ».

Les deux facteurs objectifs qui concourent à la hausse des prix des produits pharmaceutiques sont la nouvelle parité du dollar par rapport à la roupie mauricienne, ainsi que l’augmentation du coût du fret aérien. En effet, en trois mois, du 12 février 2020 au 12 mai 2020, le coût du dollar s’est accru par 7, 3 % par rapport à la roupie.

Par ailleurs, avec la fermeture des frontières pour les vols aériens passagers, le coût du fret aérien a connu une hausse importante. La raison : en temps normal, le fret par avion est financé à 60 % par les prix des billets passagers. De plus, depuis le confinement, il y a un volume moindre de marchandises à transporter. Ce qui a encouragé des transporteurs à augmenter les coûts du fret aérien.

Ces deux facteurs objectifs expliqueraient pourquoi les nouvelles cargaisons de médicaments importés en ces jours de confinement ont coûté plus cher aux importateurs. Ces derniers n’auraient, ainsi, pas eu d’autres choix que de revendre ces produits aux pharmacies à des prix plus élevés.

Mais le responsable de l’APEC pense que, malgré tout, des propriétaires de pharmacies se servent de ces explications comme autant de « prétextes » pour faire grimper, plus qu’il n’en faut, les prix des médicaments vendus au détail.

Suttyadeo Tengur rappelle, sous ce chapitre, qu’un Maximum Mark-Up est imposé sur la vente au détail des produits pharmaceutiques. Il demande, conséquemment, au ministère de la Santé de s’assurer qu’en ces jours de confinement, des pharmacies n’en profitent pas pour vendre des médicaments au-delà du prix maximal autorisé par la loi.