Une présentation Powerpoint de Veolia en juin

Veolia Recycling & Environmental Services (Mauritius) a abandonné son projet d’incinérateur de déchets à Rice-Terre. C’est ce qu’indique la société dans une lettre au Conseil de district de Pamplemousses datée du 27 août.

Veolia informe d’autre part de la rétractation de sa demande d’un permis d’Environmental Impact Assessment (EIA) au ministère de l’Environnement. La société soutient « qu’aucun autre développement ne sera effectué sur le site » de Riche-Terre. D’ailleurs, des travaux de restauration ont été enclenchés, souligne la correspondance.

Ce retrait est synonyme de « victoire » pour les habitants de la région, comme l’indique Lindsay Morvan, du Mouvement Anti-Pollution. « Ce projet menaçait la santé des habitants de la région. Et la société Veolia, dans son approche arrogante, n’avait entrepris aucune consultation. Au niveau du mouvement, nous avions eu une rencontre avec le ministre (de l’Environnement) Etienne Sinatambou, qui comprenait notre position. Il pensait pour sa part que (Veolia) n’obtiendrait pas de permis. »

Le Mouvement Anti-Pollution avait également été invité à soumettre des réflexions sur le traitement des déchets en général au ministère « car nous sommes disposés à donner coup de main afin d’avoir un pays plus sain ».

Lindsay Morvan estime aussi qu’un tel projet n’est « pas nécessaire à Maurice » et espère ainsi que celui-ci « ne s’implante pas sur un autre site du pays ».

Pour rappel, depuis l’annonce de la construction d’un incinérateur à Riche-Terre, les habitants de Baie du Tombeau, Roche-Bois et d’autres quartiers avoisinants étaient montés au créneau. Soucieux de l’impact de ce projet sur la santé des habitants, un comité anti-pollution avait été formé pour y mettre un frein.

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