Après deux heures de délibérations hier après-midi, les membres du jury ont trouvé Sanjay Luchmun coupable d’avoir brûlé vive sa compagne de 38 ans, Santee Okhil, le 8 mars 2009. L’accusé avait plaidé coupable sous une charge de “manslaughter” et, à l’annonce du verdict hier, son homme de loi, Me Rama Valayden, a signifié son intention de faire appel. Ce dernier fera par ailleurs une plaidoirie quant à la sentence cet après-midi.
Le verdict est tombé hier à 16h30. Après deux heures de délibérations, huit membres du jury ont trouvé Sanjay Luchmun “guilty as charged” alors qu’un d’eux l’a trouvé non coupable. Reconnu coupable donc, Sanjay Luchmun devra maintenant attendre pour connaître la sentence, sur laquelle son homme de loi, Me Rama Valayden, fera une plaidoirie cet après-midi.
Le procès de Sanjay Luchmun a débuté devant les Assises le 11 mai dernier, où il avait plaidé non coupable d’une charge de “manslaughter”. Un panel de jurés composé de sept hommes et deux femmes avait été constitué pour juger ce procès et, durant ces deux semaines, une quinzaine de témoins ont été entendus. Dans son “summing up” hier, le juge Benjamin Marie-Joseph devait rappeler aux membres du jury leur rôle et responsabilité et repasser sur les témoignages et preuves qui ont été présentés durant le procès. En tant que “judges of facts”, les jurés sont appelés à se baser uniquement sur les preuves et témoignages en cour pour prendre leur décision.
Dans son réquisitoire lundi, le représentant de la Poursuite, Me Abdool Raheem Tajoodeen, avait déclaré que les éléments de la charge ont été prouvés “beyond reasonable doubt”. S’appuyant sur le témoignage du médecin de l’hôpital Brown Sequard, qui avait examiné la victime à plusieurs reprises, Me Tajoodeen avait soutenu que Santee Okhil, la victime, n’avait aucune tendance suicidaire. Pour la poursuite, elle n’aurait donc pas pu mettre fin à ses jours.
L’avocat de la défense, Me Rama Valayden, avait pour sa part expliqué qu’il n’y a « aucune preuve contre son client » dans cette affaire car la victime avait elle-même déclaré à la police, avant sa mort, que c’était un accident et que personne n’en était responsable.