Les maisons coloniales et tout ce qui fait partie de notre patrimoine tiennent à coeur Véronique Fayolle. D’où son combat pour sensibiliser la population sur leur importance. Elle prépare une exposition de tableaux dans ce sens.
Étudiante à distance en Arts plastiques et Science de l’art de la Sorbonne en France, Véronique Fayolle vient de quitter Maurice pour passer sa licence. À son retour dans une quinzaine de jours, elle s’attellera à son projet. Elle milite depuis quelques années pour la défense du patrimoine local, en particulier des maisons coloniales qui disparaissent pour laisser la place au béton. Elle estime que ces maisons et celle des autres constructions anciennes devraient être préservées, au même titre que les sites de l’Aapravasi Ghat et du Morne. Pour qu’elles ne sombrent pas dans l’oubli, elle veut les reproduire sur des tableaux.
Pour réaliser son projet, elle sillonnera l’île à la recherche de ces maisons qui tombent en ruines faute d’entretien ou qui sont laissées à l’abandon. Avec l’autorisation de leurs propriétaires, elle souhaite peindre ces maisons coloniales pour les immortaliser. Lors de l’exposition qu’elle prévoit pour le mois d’octobre, elle veut attirer l’attention de la population sur ce pan de l’histoire de Maurice qui se meurt.