Les Verts Fraternels ont présenté leur manifeste Aksion Kont Lamizer à la presse hier, à l’hôtel St George. Sylvio Michel, le leader de ce parti, a dit qu’il présenterait « en temps et lieu » les candidats de son parti, dont une femme « squatteur ». « La majorité des candidats seront issus de la classe ouvrière. Ce qu’on veut avant tout c’est un équilibre social où il n’y a pas de différences entre les communautés. Tout en luttant pour l’émancipation des descendants d’esclaves, Les Verts Fraternels luttent aussi pour un système social et économique qui ne favorise ni le communalisme, ni n’engendre la violence. »
Sylvio Michel indique que son parti conteste les membres siégeant sur le board du Centre Nelson Mandela. « Nou finn amen case la divan la Cour Supreme pou fer vot lalwa ». Il demande un changement au niveau du fonctionnement des municipalités et des conseils de district : « Nou dimann enn lotonomi pou bann minisipalite ek bann konsey distrik, kouma li egziste pou Rodrigues. Bizin siprim Local Government Service Commission pou permet sak minisipalite e konsey distrik asim responsabilite dan rekritman e promosion zot personnel. Bizin siprim ministerr Local Government ek ministerr Rodrig ». Le leader des Verts Fraternels avance que « lorsque le PM est arrivé au pouvoir, il y avait déjà une dette de Rs 120 milliards, et à ce jour la dette s’est accumulée pour atteindre le seuil des Rs 293 milliards ». « Si kontinye Moris pou vin kouma la Grèce. Nou dett riske insolvab ». En ce qui concerne la réforme électorale, le leader des Verts Fraternels estime qu’un référendum serait nécessaire pour mettre en place une IIe République. « Bizin osi enn Sena konstitie ar bann saz, notaman bann ansyen parlmanter, ansyen antreprener e ansyen sindikalis », qui serait selon lui une institution indispensable dans le système parlementaire à Maurice en vue de respecter les droits constitutionnels et les lois du travail. Il ajoute que son parti est d’accord pour introduire une proportionnelle à 1 % et insiste pour que ce soit l’État qui finance les partis politiques. « C’est l’unique moyen pour que le secteur privé n’exerce pas son pouvoir d’argent sur les partis. » Une limitation à deux mandats de Président de la République et de Premier ministre a aussi été évoquée.