Suivant le scandale de viande avariée au Brésil et de produits dérivés et en l’absence de toute indication quant aux compagnies et lots concernés, l’Association des Consommateurs de l’île Maurice (ACIM) demande aux autorités d’interdire la vente de ces produits le temps que les doutes soient éclaircis. Parmi les produits que l’ONG invite à enlever du marché local pour un certain temps, figurent ceux de la marque Sadia, le corned-beef et les viandes du Brésil. Pour l’ACIM, cet événement « vient souligner une fois de plus la nécessité d’avoir une Food Safety Agency permanente ».
L’association des consommateurs lance un appel au ministère de l’Agro-industrie pour un meilleur suivi de la situation. « D’après les informations que nous avons, le ministère a décidé d’entrer en contact avec le Trade Office of Brasil en Afrique du Sud et a décidé d’interdire temporairement l’importation de ces produits du Brésil ». Toutefois, fait remarquer l’association, « cela ne résout pas le problème de la présence de ces produits qui ont été importés avant l’interdiction d’importation et qui sont sur notre marché. Ceux-ci incluent les produits de la marque Sadia, le corned-beef et la viande de ce pays », écrit-elle dans une lettre adressée au ministère de l’Agro-industrie avec copie au PMO.
En l’absence de toute indication quant aux compagnies et lots concernés, l’ACIM juge qu’il serait mieux d’interdire temporairement la vente de ces produits sur le marché local le temps que tous les doutes soient dissipés. « L’ACIM fait une requête urgente pour une action rapide en ce sens ».
Ce problème, selon l’ACIM, vient remettre sur le tapis la nécessité d’avoir sur une base permanente une Food Safety Agency. « We are of the view that as a precursor, a Committee composed of the Ministries of Health, Agro-Industry, Fisheries, International Trade, Consumer Protection, Consumer Organisation and MCCI could have start-ups on the rationale behind the need for such an agency. This Committee could also be promptly called upon to bring in its input in case of urgent need pending setting up of a food agency or any other body that could respond to close and coordinated response on matters of food safety », écrit l’ACIM dans sa lettre au ministère.