Les anciens travailleurs de l’industrie sucrière ayant placé leur argent dans le Super Cash Back Gold de la BAI se mobilisent en vue de sensibiliser les autorités sur leur situation. Des réunions régionales seront organisées à partir de la semaine prochaine. Entre-temps, Le Mauricien a rencontré quelques-uns d’entre eux. Entre colère et tristesse, ils se confient et font part de leur état d’esprit. Ces témoignages révèlent un marketing très agressif, ainsi qu’une campagne ciblée vers les bénéficiaires de VRS et de Blue Print.
Lindsay, ancien employé de l’usine Mon Désert Alma, se préparait déjà à récolter les fruits de son placement au Super Cash Back Gold. Celui-ci est arrivé à maturité au début du mois. Mais alors qu’il entreprenait les démarches dans ce sens, il a pris connaissance du scandale qui se cachait derrière ce plan. « Mo latet fatige. Pa kone ki pou arive. Toulezour mo ekout linformasyon pou kone ki gouvernman pe dir… » Le désespoir de Lindsay fait écho auprès des autres personnes rencontrées et qui croyaient avoir pris la meilleure option à leur disposition. « Nous avions été en contact avec des agents de plusieurs assurances, plusieurs banques, mais ce que nous proposait la BAI semblait vraiment à notre avantage. Nous nous sommes laissés séduire par leur offre », dit pour sa part Jean-Claude, qui a eu 35 années de service dans l’industrie sucrière.
Nos deux interlocuteurs révèlent que les agents de la BAI se sont montrés particulièrement agressifs dans le marketing du Super Cash Back Gold. « La première fois, ils sont venus à l’usine peu de temps avant la fermeture. Ils ont fait une présentation et ont mis en lumière les avantages comparés à d’autres institutions. Ensuite, ils ont pris les coordonnées de tous ceux qui allaient toucher le Blue Print. Et après la fermeture de l’usine, ils sont venus nous trouver à la maison. »