C’est en rentrant du travail que Rosalina Lapeyre a appris le décès de son époux, le Caporal Lindsay Lapeyre, ancien garde du corps de Raj Dayal, qui aurait été mortellement agressé par son fils. Ce jeudi après-midi, Rosalina Lapeyre patiente dans les couloirs de l’hôpital Victoria, attendant les conclusions de l’autopsie qui a débuté vers 15h30.

Le corps du Caporal Lapeyre a été retrouvé ce jeudi matin par des policiers dans sa chambre, en son domicile à Avenue Rosiers, Flic-en-Flac. Les officiers y effectuaient une perquisition après avoir arrêté le fils du Caporal, Christopher Lapeyre, 22 ans, à la suite d’un accident survenu à Grand-Bassin.

Lors de son arrestation, Christopher Lapeyre a opposé de la résistance et aurait blessé des policiers. Une fois maîtrisé, il aurait avoué avoir agressé son père à coups de marteau et de couteau.

Il allait prendre sa retraite dans 3 jours.

Christopher Lapeyre devait se rendre en Australie dans quelques mois pour y étudier. Ses parents y seraient allés vers fin mai pour finaliser les démarches. Toutefois, nuance sa mère, Christopher Lapeyre « était un peu sur les nerfs » depuis quelques mois. « Me li ti sorti, ti al zwe foutbwal, ti al restoran avek so papa. Tou ti korek ».

Père et fils entretenaient de bonnes relations, selon Rosalina Lapeyre. D’ailleurs, affirme cette garde malade de profession, « li ti pli souvan ar so papa ».

« Je suis bien triste pour mon garçon. Il avait un bel avenir devant lui », regrette-t-elle. « Li ti abitie donn nou inpe lord, me li ti’nn fini par kalme. Li ti enn dimounn kalm. Mo mem mo pa krwar ki li ti kapav fer enn betiz osi for ki sa ».

Le Caporal Lindsay Lapeyre compte plus de 40 ans au sein de la force policière et allait prendre sa retraite dans trois jours. « C’était un homme respecté de tous », précise Rosalina Lapeyre.

Ses funérailles auront lieu demain à l’Eglise de la visitation, à Vacoas. Le cortège mortuaire se dirigera, par la suite, au cimetière de St Jean. Lindsay Lapeyre quitte derrière lui quatre enfants, soit trois garçons et une fille.

Quant à Christopher Lapeyre, il se trouve à la MCIT, qui mène l’enquête sur cette affaire. Sa mère se soucie de lui : « Wi, si bizin, mo pou pran enn avoka pou li ».