Après ses chroniques, ses portraits et réflexions sur la vie spirituelle, Bertrand Odelys propose cette fois-ci un roman, La couleur interdite, dans lequel le narrateur qui parle à la première personne tente de comprendre la vie intérieure de sa mère. En une seule journée, mais en onze étapes scandées par des chapitres courts, Michel reconstitue le puzzle de la vie intérieure de sa mère, Géraldine. Il le fait notamment à travers un échange avec une amie qui l’a bien connue. Gabrielle lui raconte par exemple les moments silencieux qu’elle passait avec elle dans son jardin potager, elle dit qu’elle avait le don « d’aimer les autres à travers le silence ».
Par sa présence, leurs dialogues, Gabrielle aide Michel à comprendre la vie intérieure de la mère qui l’a aimé. Mamade Kadreebux explique au dos du livre que pour y parvenir, il devra traverser un seuil, faire une découverte qui illumine et la vie de sa mère, et la sienne.
Bertrand Odelys avait fait connaître à Maurice ses échanges avec les proches du Dalaï Lama dans son livre édité en France Dharamsala, chroniques tibétaines. Il y a quelques mois, il partageait les témoignages recueillis auprès de quelques dizaines de Mauriciens sur leur vie intérieure, leur vie spirituelle. Il s’agissait de Tôt le matin, je pense à toi. Comment ces personnes retrouvent leur centre et se ressourcent est une des questions qui l’animait. Le silence, qui nous protège des soubresauts de ce monde, comme l’annoncent les premières lignes de ce livre, y joue une part importante.
Né à Maurice, Bertrand Odelys a fait sa scolarité secondaire au Lycée français de Londres et reçu sa licence en histoire de Magdalen College, à Oxford. Après son doctorat à Harvard, il parcourt le monde comme écrivain voyageur, comme pèlerin et restaurateur de livres anciens. Ce roman est son cinquième livre.