Dhiren Moher, militant connu et reconnu dans la lutte contre le VIH/Sida,  vivant lui-même avec le virus, aurait entamé une action qui lui aurait été fatale, ce mercredi. Il était décidé à interrompre son traitement aux antirétroviraux, avec pour conséquence une détérioration rapide de sa santé. Dhiren Moher avait annoncé sa décision radicale il y a plusieurs semaines déjà pour interpeller le Premier ministre, Navin Ramgoolam, également président du National Aids Committee (NAC), sur la souffrance qu’endurent les personnes vivant avec le VIH/Sida. Si l’État leur garantit l’accès au traitement médical, elles sont toutefois privées d’une prise en charge globale, surtout sociale, d’autant qu’elles sont nombreuses à vivre dans la précarité. Cette absence d’encadrement, relève Dhiren Moher, a pour effet d’accélérer la mort des personnes vivant avec le VIH (PVVIH). Entre-temps, le NAC, qui a pour devoir de suivre et de s’assurer de la prise en charge globale des PVVIH, ne s’est plus réuni depuis longtemps. La démarche de Dhiren Moher n’a pas laissé insensible le ministre de la Santé, Lormus Bundhoo. Le Multi-Technical Advisory Committee, qui précède le NAC, doit se réunir cette semaine. De son côté, Dhiren Moher est revenu sur sa décision.