Lutter contre le VIH reste une question de volonté politique. PILS rejoint ainsi la campagne pour faire entendre la voix de ceux qui ne peuvent interpeller les candidats pour les interroger. L’association s’engage dans une lutte politique et reprend les outils des partis classiques pour tenter de faire bouger l’opinion.
Des affiches aux couleurs de l’Alliance Lepep disant : “Lepep bizin enn pei san Sida.” D’autres en rouge et mauve scandant : “Un pays moderne Un peuple sans Sida.” L’initiative est de PILS qui, à sa manière, se joint à la campagne et rappelle une des autres grandes urgences de Maurice.
Dans son manifeste, le message de l’association de Nicolas Ritter est clair : “C’est le moment, en ce début décembre qui marque aussi la journée mondiale de lutte contre le sida, de rappeler aux candidats cette responsabilité historique : ils peuvent devenir ceux qui mettront fin à l’épidémie de sida à Maurice. Tout est désormais question de volonté politique car la science nous donne aujourd’hui cette possibilité. Aujourd’hui, une personne vivant avec le VIH dépistée est une personne qui peut prendre un traitement antirétroviral. Ce traitement diminue drastiquement la quantité de virus dans son corps et fait que cette personne ne peut quasiment plus transmettre le virus à une autre personne.”
Lutte politique.
Puisque le VIH et l’hépatite C touchent les populations les plus vulnérables, “la lutte de PILS est une lutte politique”. Aujourd’hui, l’objectif fixé est plus clair et est loin d’être utopique. Il s’appuie sur les calculs de l’ONUSIDA, qui prévoit l’éradication du VIH en 2030. Pour cette instance, “nous avons infléchi la courbe de l’épidémie. À présent, nous avons cinq années pour la briser, sinon l’épidémie rebondira encore plus fort.”
À travers le monde comme à Maurice, on s’attend à un vrai engagement de la part de la classe politique qui, par ses actions timorées et hésitantes, a pendant longtemps été l’une des grandes complices de l’épidémie.
L’année du choix.
Dans son manifeste, PILS maintient : “2015 sera l’heure du choix. Les candidats d’aujourd’hui qui seront les parlementaires de demain auront le choix entre répression et santé publique, entre solidarité et individualisme, entre courage et renoncement. La fin du sida est envisageable et cela demande de la volonté politique. Aux leaders politiques et aux candidats, nous demandons du courage et de l’engagement.”
 
L’association encourage la mise sur pied de dix mesures pour éliminer le VIH/sida à Maurice. Parmi, une meilleure possibilité de dépistage, un meilleur traitement, l’implémentation des recommandations de l’OMS, la lutte contre la stigmatisation, une autre approche au sujet des drogues, le traitement de l’hépatite C, une approche multisectorielle, un meilleur soutien aux associations et la lutte contre la pauvreté.