97 nouveaux cas de plus qu’en 2015 ont été officiellement enregistrés en 2016, alors qu’il y a eu 3,161 tests sanguins de moins. Une hausse inquiétante, alors que les actions dans la lutte contre le VIH/SIDA sont au ralenti et que les ressources se raréfient et se dispersent. Ces lacunes seront quelques-uns des éléments que la douzième édition de l’International AIDS Candlelight Memorial  tentera de mettre en lumière ce mois-ci.
Les chiffres officiels communiqués par le ministère de la Santé à Scope indiquent une tendance qui doit interpeller.
Les tests sanguins révèlent une nouvellehausse dans le nombre de contaminations
au VIH/SIDA à Maurice : 262 nouveaux cas en 2015; en 2016, le nombre de nouveaux tests positifs a atteint 359. Alors qu’il y a eu moins de tests effectués : 112,281 en 2015 et 109,120 en 2016. En 2014, 322 tests positifs avaient été réalisés sur 107,624 échantillons.
En 2013, il y en avait eu 260 sur 106,518 tests et 320 pour 111,673 tests en 2012. En 2011, Maurice avait enregistré 401 nouveaux cas après 99,733 tests, et en 2010, 568 cas pour 87,352 tests.
Hétérosexuels : 17,6%, en 2011, 25,8% en 2016.
Sur un total de 6,626 cas de tests positifs au VIH/SIDA effectués à Maurice depuis 1987, un pourcentage de 65,9% concerne des contaminations causées par le partage de seringues entre consommateurs de drogues injectables. 25,8% des transmissions ont eu lieu à travers des rapports sexuels non protégés chez des couples hétérosexuels.
4,9% sont attribués à des usagers de drogues injectables sexuellement actifs.
1,2% concerne des relations homo ou bisexuelles. 1,4% des cas sont liés à d’autres raisons ou n’ont pas été déterminés.
Un changement est observé dans les modes de transmission. Comparativement à mars 2011, le total était de 4,890 cas connus. 74,7% concernaient les usagers de drogues; 17,6%, les hétérosexuels; 4,9%, les hétérosexuels injecteurs de drogues; 0,7% les homo et bisexuels et 0,7% des transmissions de mères à enfants.