Selon les chiffres officiels, il y a une baisse dans le nombre de nouvelles infections au VIH dans les centres de dépistage. Maurice s’en félicite, attribuant cette situation aux mesures prises. Si les autorités et les ONG se veulent rassurantes et positives sur le sujet, l’envers du décor est loin d’être reluisant. L’on parle moins du nombre élevé de décès malgré le traitement, de la stigmatisation, de l’absence de campagne continue et de la transmission. Des lacunes que l’International AIDS Candlelight Memorial devrait aider à mettre en lumière.
Le nombre de nouveaux cas d’infection au VIH enregistré après dépistage à Maurice est en baisse. Mais la situation demeure alarmante dans la mesure où le nombre de personnes qui décèdent de la maladie est en hausse. Alors que les soins sont disponibles gratuitement et permettent d’avoir une vie plus ou moins normale. Avec quelque 6,000 cas officiellement détectés, cette tendance risque de se poursuivre si rien n’est fait. Au banc des accusés : la prise en charge des malades, qui laisse à désirer, et les infections telles l’hépatite C, qui ne sont pas traitées convenablement.
La stigmatisation et la discrimination demeurent très présentes chez de nombreuses personnes vivant avec le VIH. Une nouvelle explosion dans le nombre d’infections n’est pas à écarter, préviennent des travailleurs sociaux : des personnes infectées ne le disent pas à leur partenaire et continuent à avoir des relations sexuelles sans protection. Et certains toxicomanes continuent à partager leurs seringues.