À l’exception des grands villages, le folklore électoral n’était pas présent dans le Sud pour le Nomination Day. Les différents partis en lice ne se sont pas précipités vers les centres d’enregistrement. Si tous les partis ont pu relever le défi de la participation féminine, la tâche ne s’est pas avérée facile pour beaucoup.
À 13 h à l’école de Rivière-des-Anguilles, samedi dernier, un seul candidat indépendant s’était inscrit pour les élections villageoises. Pourtant, ils étaient quatre partis à s’être enregistrés auprès de la Commission électorale. Un peu plus loin, à Bénarès, deux partis et un candidat indépendant s’étaient présentés au centre de vote à la même heure.
L’exercice d’enregistrement au ralenti démontre le manque d’intérêt pour les élections villageoises dans la plupart des régions du Sud. Parmi le public, chacun vaquait à ses occupations sans se préoccuper des mouvements autour des écoles.
De leur côté, les différents partis affichaient tous la confiance et élaboraient déjà leur programme en cas de victoire. Le respect de l’adversaire était toutefois de mise. À l’exemple de Trois-Boutiques où le Groupement Parti travailliste populaire et le Mouvement pour le Progrès se sont rendus au nomination centre presque au même moment sans heurts.
Pour le côté folklorique de ces élections, il fallait aller vers les grands villages. À l’exemple de Mahébourg, où George Ah-Yan et ses coéquipiers de la Mahébourg Citizen Welfare Organisation ont fait leur entrée suivis d’un groupe de journalistes. Sous un manguier, George Ah-Yan devait improviser un point de presse pour énumérer les problèmes de Mahébourg et le projet de la MCWO pour le village. « Nous voulons notre part du gâteau. Mahébourg a été laissée pour compte pendant trop longtemps ».
À quelques mètres de là, Keshwarduth Raidassoo assiste à la scène en fauteuil roulant. Cela ne l’a pas empêché de se porter candidat une nouvelle fois pour les villageoises. « Depuis 1989 je participe aux élections. J’ai été élu en trois occasions », confie-t-il.
À L’Escalier, le Parti Progressiste de L’Escalier (PPL) voulait marquer les esprits en organisant un grand défilé vers le nomination centre. Nicole Charles, le chef de file, explique : « Étant donné que nous sommes un nouveau parti, nous voulons sensibiliser les villageois sur notre présence. »