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A 57 ans, Vijay Bachoo, représentant du village de Ville-Bague au sein du conseil district de Pamplemousses, est un natif de ce village. Il connaît la région, dit-il, comme le fond de sa poche pour avoir croisé les jeunes de la région, soit de Mount, de Petite-Julie et de Mon-Goût, lors de tournois de football organisés autrefois par les clubs. Il était le seul mercredi après-midi à dire haut et fort, dans une région organisée par le Local Emergency Operations Command, les raisons pour lesquelles la région de Pamplemousses The Mount Ville-Bague était « complètement inondée lorsqu’il commence à peine à pleuvoir ».

C’était lors d’une rencontre mercredi dernier lors d’une rencontre organisée par le Local Emergency Operations Command (LEOC) pour analyser l’état de préparation des villages en prévision de l’arrivée du cyclone Cilida. « Certains établissements sucriers sont responsables. Des cours d’eau naturels qui, autrefois, aidaient à canaliser les eaux dans les champs de cannes, sont détruits. Autant que je m’en souvienne, il y avait cinq drains à Ville-Bague.

Il faut cesser avec les grandes conférences et réunir autour d’une même table toutes les parties concernées pour trouver ensemble une solution. Si chacun croit pouvoir résoudre seul les problèmes d’inondations, une bonne partie de Mount, Mon-Goût se retrouvera complètement submergée si rien n’est fait. » Dès lors, il suggère la création d’un grand drain à côté du temple tamoul à Mount pour canaliser les eaux et ensuite les déverser dans la Rivière-Citron, à Mont-Gout. « Je ne suis pas un expert mais j’ai été témoin des changements qui se sont opérés à Ville-Bague. On plantait autrefois des muguets aux alentours des drains pour empêcher l’érosion, Ce n’est plus le cas aujourd’hui. On a presque tout détruit avec la mécanisation. Narien pa finn reste», déplore le conseiller, avant de nommer un à un les quatre canaux qui ont été complément détruit ces dix dernières années.

L’un d’eux, se rappelle-til, le canal Mon-Choix, à Petite-Julie, avait quatre mètres de profondeur et six mètres de large. « Zordi zour, ross sorti dan kann ek later desan lor simin e se bann abitan ki pey lepo kase. Mwa mo dir ki saken bizin asim so reponsabilite. » Par ailleurs, des habitants du village de Petite- Julie ont attiré l’attention sur les risques auxquels pourraient s’exposer les futurs propriétaires qui viendraient habiter dans les nouvelles maisons de la National Housing Development Corporation, en construction dans la localité.

« Le terrain est inondé dès qu’il commence à pleuvoir. Que va-t-il se passer lorsqu’il y aura de grosses inondations ? » se demandent des habitants de l’endroit. « Nou souaite ki pena dram enn zour laba. »