Poursuivis devant la cour intermédiaire pour le viol d’une mauricienne de 22 ans, les trois Français Patrick André Genier, Régis Fernand Van Cauteren et Lionel Richard Pierre Maisak ont été acquittés hier par les magistrats Niroshini Ramsoondar et Raj Pentiah. La cour a statué qu’il n’y avait pas la moindre preuve contre les trois hommes qui ont tous des alibis. Le bench a soutenu que la plaignante n’était pas une témoin crédible.
Patrick André Genier (accusé n° 1), Régis Fernand Van Cauteren (n° 2) et Lionel Richard Pierre Maisak sont libres. Ils ont été acquittés par les magistrats Niroshini Ramsoondar et Raj Pentiah siégeant en cour intermédiaire dans une affaire de viol sur une jeune Mauricienne de 22 ans. Ils ne pourront toutefois pas quitter le pays avant la levée de l’interdiction to departure. Ils étaient représentés par Mes Rama Valayden, Neelkanth Dulloo et Arassen Kallee.
La procédure veut que 21 jours passent avant que les personnes acquittées puissent quitter le pays. Ce délai étant prescrit par la Criminal Appeal Act car le directeur des poursuites publiques (DPP) a le droit de faire appel du jugement de la cour « within 21 days ». S’il ne donne pas avis d’appel, les trois Français pourront rentrer chez eux.
Selon l’acte d’accusation présenté en cour par la State Counsel Me Kesri Soochit, le délit aurait été commis le 19 mars 2011 à la forêt Daruty, Petit-Raffray. La jeune femme a allégué avoir été abusée sexuellement par les trois Français mais également par deux Mauriciens qui n’ont pu être retracés par les enquêteurs.
La plaignante a travaillé pendant un moment dans le restaurant de Patrick André Genier. Rentrant d’une soirée à Grand-Baie à moto, les trois hommes l’aurait suivie jusqu’à un bois où ils l’auraient violée. Dans leur déposition à la police, Patrick André Genier, Régis Fernand Van Cauteren et Lionel Richard Pierre Maisak ont nié en bloc les accusations de la jeune femme.
Fernand Van Cauteren était en vacances à Maurice quand la jeune femme a fait des allégations sur ses amis et lui. Il n’a pu regagner la France suite à son arrestation. C’est au restaurant de l’accusé n°1 que les trois accusés auraient rencontré la plaignante.
Aucune preuve scientifique n’a été trouvée à l’endroit où le délit présumé aurait été commis. La jeune femme n’avait aucune blessure sur le corps et l’examen médical ne montrait aucun signe d’agression sexuelle. L’amie réunionnaise avec qui elle a soutenu être au moment des faits allégués n’a jamais donné signe de vie.
Régis Van Cauteren a déclaré qu’il dînait ce soir-là avec Lionel Maisak et a regagné vers 1 h 30 du matin le Morcellement Jhuboo, Trou-aux-Biches. Il a soutenu avoir eu une relation avec la plaignante mais d’y avoir mis un terme. La jeune femme a quant à elle déclaré qu’elle voulait aller en France avec l’accusé n° 2. Elle a toutefois précisé ne lui avoir jamais envoyé de textos à caractère menaçant. Patrick André Genier était, pour sa part, chez lui en compagnie de son épouse et de son père.
Le bench de la cour intermédiaire a soutenu qu’il n’y avait pas de corroborative evidence contre les accusés. Les magistrats ont statué que la jeune femme est une « most unsatisfactory witness ». La cour se demande si la plaignante n’est pas une « pathological liar » qui vit dans l’« illusion d’être un symbole sexuel convoité par tous les étrangers de son entourage ». Selon les magistrats, c’est la rupture avec Régis Van Cauteren qui l’a motivée à faire de fausses allégations contre les trois hommes. « Prosecution has been most ill-advised if it ever believed that it had a chance of securing a conviction on the tenor of such inept and feeble evidence. »