L’avoué, qui souhaite faire appel de l’avertissement émis pour la première fois par la Mauritius Law Society, convoqué à une réunion spéciale le 1er mars pour s’expliquer.

 La MLS sollicite les points de vue de ses membres sur les moyens de traiter les plaintes reçues contre les membres, et les sanctions.

Me Kaviraj Bokhoree fait une fois de plus parler de lui. Cette fois-ci, après une plainte reçue par des tierces personnes et des explications jugées non satisfaisantes qu’il a fournies, la Mauritius Law Society n’a eu d’autre choix que de lui donner un avertissement. L’avoué aurait refusé de rencontrer les personnes à qui il avait servi une mise en demeure au nom de ses clients. La Mauritius Law Society lui reproche une violation du Code d’éthique. Me Bokhoree cependant compte faire appel sous la section 18(5) de la Mauritius Law Society Act. À noter que c’est la première fois que l’Ordre des avoués émet un avertissement contre l’un des membres.

La Mauritius Law Society a convoqué tous ses membres à une Special General Meeting, vendredi 1er mars à 14h, pour écouter le cas de l’avoué  Bokhoree – qui est le premier avoué à être reprimandé par l’Ordre des avoués. La MLS se retrouve d’autre part pour la première fois face à un cas d’appel sous la section 18(5) de la Mauritius Law Society Act. Cette section de la loi stipule que « An attorney may, within 21 days of the date on which a decision under subsection (1) or (4) is communicated to him, by written notice addressed to the Secretary, appeal against the decision at a special general meeting of the Society to be convened for that purpose by the Secretary within 21 days ». Elle invite donc tous ses membres à assister à cette rencontre afin de partager leur opinion sur la manière de traiter les plaintes reçues, et les sanctions.

En janvier 2017, la Mauritius Law Society avait reçu une plainte faisant état de « mauvaise conduite » de l’avoué. Les plaignants racontent qu’ils avaient reçu une mise en demeure rédigée par l’avoué Bokhoree et disposaient d’un délai de 48 heures pour se présenter à son bureau afin de donner des informations au sujet d’un litige des propriétés. Les plaignants indiquent qu’ils s’étaient rendus, en possession de tous les documents, au bureau de Me Bokhoree mais ce dernier avait refusé de les rencontrer. Sa secrétaire leur aurait donné une page blanche afin qu’ils y écrivent ce qu’ils avaient à lui dire. L’avoué aurait catégoriquement refusé de les rencontrer. Les plaignants affirment qu’ils avaient été convoqués à son bureau en 48 heures et qu’il était du devoir de l’avoué de les recevoir. Ils avaient même fait une déclaration au poste de police de Pope Hennessy sur le refus de l’avoué de les rencontrer.

Dans ses explications à la Mauritius Law Society, Me Bokhoree souligne que ces personnes avaient été convoquées à son bureau pour communiquer leur position par rapport à la mise en demeure et non pas pour le rencontrer personnellement. Ils racontent qu’ils sont venus sans rendez-vous et que les rencontrer l’aurait mis dans une situation conflictuelle avec ses propres clients. Dans ses explications fournies en mai 2017, il parle d’une plainte qui porte atteinte à ses droits de liberté. Après avoir pris note de ses explications, l’Ordre des avoués a trouvé que celles-ci n’étaient pas satisfaisantes, d’où la décision d’émettre un « simple reprimand ». C’est le 11 février que l’avoué a écrit à la Mauritius Law Society pour faire part de sa décision de contester la réprimande.