La députée Malini Sewocksingh a observé qu’il y a certes eu des amendements depuis l’introduction de la loi sur la violence domestique, mais se dit « convaincue » que les modifications apportées par la ministre de l’Égalité des genres, du Développement de l’enfant et du Bien-être de la famille représentent un pas majeur vers l’avant. Pour elle, « le temps des excuses est révolu ». Elle intervenait hier au parlement dans le cadre de la présentation, en deuxième lecture, du texte de loi amendé sur la violence domestique.
La députée du PMSD s’est longuement appesantie sur les drames humains qui découlent de la violence domestique tout en soulignant que la majorité des victimes sont des femmes, elle-même n’ayant « jamais rencontré d’hommes dans de telles situations ». Selon elle, les femmes victimes de violence doivent par la suite, « si elles ont la chance de se réveiller le lendemain matin, se rendre au travail et donner le meilleur d’elles-mêmes ». « Il n’y a pas que la violence physique, dit-elle, mais aussi la violence morale qui engendre la dépression, la perte d’identité ». « Outre la victime et les enfants, les parents en souffrent aussi ». Et de poursuivre : « J’ai une pensée spéciale pour ces parents qui ont fait des sacrifices pour offrir une vie meilleure à leurs enfants et qui souffrent de les voir victimes de violence. » Malini Sewocksingh s’interroge sur les causes de violence domestique dans la société. Selon elle, ce type de violence est un abus de pouvoir ou découle d’un problème financier dont souffre la famille. Le manque de confiance en soi peut aussi mener à cette situation, entre autres.
Pour la députée, malgré les précédents amendements apportés à la loi, il n’y a aucun doute que ce quatrième amendement soit un pas vers l’avant pour tenter de mettre fin à ces situations aussi diverses qu’elles soient. Elle loue le travail de sa collègue Aurore Perraud pour son effort et affirme avoir eu l’occasion d’échanger avec les parlementaires africaines. Pour elle, Maurice pourra servir d’exemple aux pays africains dans le cadre de leur lutte contre la violence domestique.
« Le temps des excuses est révolu », affirme Malini Sewocksingh. Et d’ajouter qu’il faut prendre des mesures nécessaires pour faire face à ce problème. En outre, elle souligne qu’il est important que les femmes victimes de violence domestique aient un bon service à tous les niveaux comme ce que préconise la loi amendée. Elle est d’avis qu’il faut introduire l’éducation à la santé et la sexualité dans les écoles.