Les récents cas de violence chez les jeunes soulèvent des interrogations et provoquent l’indignation. Ce “mal” n’est pourtant pas nouveau, mais il prend de l’ampleur. Même si les jeunes sont en âge d’assumer certaines responsabilités ainsi que leurs actes, on peut se demander s’ils ne sont pas victimes d’une perte de valeurs au sein de la société mauricienne.
Paula Lew Fai, psychosociologue, Roger Sawoodry, actif au sein d’Action Familiale, et Johanne Rannoojee, membre du Leo Club Omega de Barkly, livrent des pistes de réflexion à Scope.
La violence est plus que réelle. Que nous l’acceptions ou pas, que nous soyons choqués ou pas, les récents cas d’agressions ne peuvent être traités comme des faits divers. Cette situation mérite une attention particulière. Chaque personne est concernée, de près ou de loin. Les réactions et les commentaires n’ont pas tardé. Ils sont plutôt accusateurs. “C’est trop facile de trouver un coupable”, observent Paula Lew Fai, Roger Sawoodry et Johanne Rannoojee. Avant même de lancer le débat, d’analyser la situation, ils sont unanimes à dire qu’il est urgent de prendre du recul, de réfléchir et d’agir. Car cette violence est un moyen détourné que les jeunes utilisent pour attirer notre attention. “C’est un appel à l’aide.”