La ministre de l’Égalité des genres, du Développement de l’enfant et du Bien-être de la famille, Aurore Perraud, a procédé au lancement du Child Protection Register (CPR) informatisé hier à Vacoas. Ce projet permettra aux officiers de la Child Development Unit (CDU) de Vacoas d’accéder plus rapidement aux données des enfants victimes de violences.
La presse était conviée à assister à une « going live ceremony », soit d’assister, en direct, à l’enregistrement du premier cas de violence infantile rapporté enregistré par les officiers de la CDU. Au Mauricien, une préposée du département indique que cette nouvelle formule touchera les nouveaux cas enregistrés alors que les anciens, eux, seront traités manuellement.
Lors de son intervention, la ministre Perraud a précisé que le système est « sécurisé », et ce afin de protéger les données concernant les enfants, et que les officiers de son ministère « ont été formés » pour l’utiliser. Aurore Perraud souligne que le CPR s’inscrit en droite ligne avec la vision du gouvernement de faire des TIC « le 5e pilier de notre économie ». Le système lui permettra, « en tant que personne responsable » de ce ministère, d’obtenir des renseignements « justes et fiables » sur la situation à Maurice. La ministre invite les officiers de son ministère à « apporter leurs contributions en faisant des propositions » et à mettre en exécution la vision du ministère.
Aurore Perraud souligne qu’une moyenne de 6 000 cas de violences infantiles sont rapportés chaque année auprès des centres régionaux de la CDU, à Bambous, Flacq, Goodlands, Port-Louis, Rose-Belle et Vacoas. En 2015, 6 035 cas ont ainsi été recensés. À ce jour, le travail manuel – qui consiste à enregistrer les cas, à les retrouver en cas de besoin et à les gérer – est « fastidieux », dit-elle. Aussi l’informatisation du système « permettra d’aller plus vite et d’avoir les informations en temps réel ». Mais il permettra aussi d’harmoniser la collection des données et de réduire le volume de papiers utilisés. La ministre Perraud avance que le même système sera opérationnel dans deux autres centres régionaux sous peu.
Aurore Perraud observe qu’il « se passe rarement une semaine sans qu’une affaire de violences infantiles ne fasse la une des médias ». Elle rappelle que le travail de protection des mineurs revient à la CDU tout en reconnaissant qu’il est « reconnu aujourd’hui que cette tâche devrait être collective », soit celle du gouvernement et de la société dans son ensemble. Dans ce contexte, elle affirme : « I have stressed on a paradigm shift approach from fighting a lonely battle towards more group interventions and collective responsibility in the best interest of children and families. » Des accords de partenariat ont été signés dans ce sillage, souligne-t-elle.