Dans le cadre de la Journée internationale contre la violence à l’égard des femmes (25 novembre), une campagne médiatique d’envergure sera lancée à l’initiative du ministère de l’Égalité des genres. La commémoration officielle de cette journée est prévue dimanche au Centre de Conférence international de Grand-Baie, avec comme autres activités la projection d’un vidéo-clip et des témoignages de victimes de violence… mais aussi de personnes ayant commis des formes de violence à l’égard des femmes.
La Déclaration de 1993 des Nations unies sur l’élimination de la violence à l’égard des femmes définit le terme « violence contre les femmes » comme tout acte de violence qui entraîne ou est susceptible d’entraîner des souffrances physiques, sexuelles ou psychologiques aux femmes, y compris les menaces. Compte tenu de l’ampleur de la violence contre les femmes et de la nécessité de l’engagement de la communauté internationale, l’Assemblée générale des Nations unies, en décembre 1999, a proclamé le 25 novembre comme la Journée internationale contre la violence faite aux femmes. La célébration de cette Journée internationale est une occasion, dans le monde entier, inciter les organisations gouvernementales et non gouvernementales à fournir un soutien aux victimes, d’améliorer les efforts de prévention et de pousser à des réformes juridiques et judiciaires.
Le ministère de l’Égalité des genres va orienter sa principale activité avec le lancement d’une campagne médiatique le 25 novembre au Centre de Conférence international de Grand-Baie. Les activités dans le cadre de cette commémoration seront inspirées du thème « Paix à la maison ». Un clip sera présenté ce jour-là, ayant pour but de sensibiliser la population sur la manière dont la violence sexiste, en particulier la violence domestique, affecte non seulement les couples, mais a également un effet dévastateur sur les enfants. Le clip sera diffusé sur la MBC/TV et la bande sonore diffusée sur les radios au cours de la première quinzaine de décembre. Le clip sera également utilisé pour soutenir des campagnes de sensibilisation en 2013, affirme le ministère de l’Égalité des genres qui espère amener un changement des mentalités et promouvoir la paix et l’harmonie dans les familles. Des personnes ayant subi des violences domestiques ou ayant été auteurs de violence domestique livreront dimanche un témoignage de leur vécu, sous couvert d’anonymat. Ces personnes ont choisi de témoigner pour tenter de convaincre le public que les victimes de ces formes de violence ne devraient pas souffrir en silence et que les auteurs peuvent également être réhabilités afin de réduire l’incidence de la violence.
Le ministère de l’Égalité des genres a également élaboré une série d’activités ayant pour but de renforcer les capacités des différents stakeholders pour mettre fin à la violence sexiste. Les Supervisors et Family Support Officers du National Women’s Council suivront un programme de renforcement des capacités le 27 novembre. À la fin du programme, les participants auront à soumettre un calendrier d’activités pour une campagne de sensibilisation sur la violence sexiste à mettre en oeuvre de février à juillet 2013. Un programme similaire de renforcement des capacités est prévu le 28 et 29 novembre pour quelque 55 membres d’organisations non-gouvernementales dans le but de former ces personnes sur les questions relatives à la violence basée sur le genre et pour qu’elles puissent à leur tour soumettre des projets pour mettre fin à la violence fondée sur le sexe qui peuvent être financés par le Special Collaborative Programme for Support to Women and Children in Distress du ministère de l’Égalité des genres. Pour donner suite à ce programme de renforcement des capacités, le ministère annonce qu’il organisera des programmes régionaux l’année prochaine, avec la collaboration du Mauritius Council of Social Services, touchant davantage d’ONG engagées dans la lutte contre la violence sexiste. Par ailleurs, une série de réunions avec les membres du Conseil des Religions sera aussi établie pour élaborer de nouvelles stratégies pour un programme soutenu dans la lutte contre la violence sexiste qui sera mis en oeuvre en 2013.