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  • Des syndicalistes avancent pour cause la drogue synthétique et la méthadone

Les cambrioleurs et les personnes sous l’influence de l’alcool sont de moins en moins tenus responsables de l’agression d’employés d’autobus sur certaines lignes, dont la ligne 45 (Albion-Bambous). Car depuis quelque temps, les employés ont constaté que les agresseurs sont de plus en plus jeunes, voire mineurs.

Désormais, ce sont des jeunes âgés entre 15 et 18 ans, généralement sous l’influence de drogue de synthèse ou venant de prendre de la méthadone, qui agressent des employés d’autobus. C’est ce qu’affirme en tout cas la secrétaire de l’Association Travailleurs Transport Autobus, Gessiyka Frivet.

Cette dernière réclame un renforcement de l’assistance policière sur nos routes. « Alors que nous tentons de résoudre un problème, d’autres font surface. Après avoir eu affaire à des cambrioleurs ou des personnes ivres dans le passé, voilà que nous devons faire face à une nouvelle génération d’agresseurs dans les autobus. Depuis un certain temps, les employés d’autobus sont victimes d’agression des jeunes, âgés généralement entre 15 et 18 ans », a affirmé Gessiyka Frivet.

Selon la syndicaliste, ces jeunes consomment de la drogue synthétique et la méthadone. Dans la matinée, les employés d’autobus courent un danger face aux toxicomanes qui vont prendre leur dose de méthadone dans les postes de police. « Souvent, nous embarquons des toxicomanes dans la matinée. Ils se rendent dans un poste de police pour leurs doses quotidiennes de méthadone. Ils deviennent agressifs quand ils réalisent qu’ils pourront arriver en retard à leur destination, ce qui veut dire qu’ils risquent de ne pas obtenir leur dose de méthadone.

Alors, ils deviennent violents et agressifs, saccageant même des objets dans le bus », a expliqué la syndicaliste. Et d’ajouter que certains toxicomanes sont encore plus agressifs après la prise de la méthadone. « Certains deviennent agressifs parce que la dose ne leur a pas suffisante », précise-t-elle. Dans la soirée ou aux petites heures du matin, les employés d’autobus doivent avoir peur des jeunes. « De nos jours, il y a des jeunes, voire des mineurs, qui n’hésitent pas à s’en prendre à nous. Quand nous les observons, nous réalisons qu’ils sont sous l’influence de la drogue de synthèse », dit-elle. Gessiyka explique que les compagnies de transport ont passé un mot d’ordre qui veut que si les passagers refusent de payer le ticket d’autobus et deviennent trop agressifs, il ne faut pas insister. La sécurité des employés passe avant tout. « Même si nous appliquons cette condition, les jeunes continuent à faire preuve de plus d’agressivité. Certains se permettent de nous menacer avec des seringues et des outils dangereux pour s’approprier de la recette du jour », soutient la syndicaliste.

Gessiyka Frivet déplore le manque d’assistance policière sur certaines lignes, qualifiées de « plus dangereuses », comme la ligne 45. Elle lance un appel à la force policière afin que des policiers soient affectés à plusieurs endroits sur la ligne 45 pour réduire le nombre d’agressions.