Le ministère de la Santé a constitué un Monitoring Committee pour suivre l’évolution de l’épidémie d’Ebola qui fait rage dans les pays de l’Afrique de l’Ouest et pour se préparer le cas échéant à faire face à cette maladie causée par l’un des virus les plus contagieux et les plus mortels pour l’homme. Une circulaire a été envoyée à tous les médecins exerçant dans les secteurs public et privé pour les informer de la situation et faire appel à leur vigilance.
Le ministère de la Santé a d’ores et déjà institué une surveillance à l’aéroport et dans le port des voyageurs en provenance des zones touchées et un suivi à leur domicile a été mis en place. Selon Médecins sans Frontières, il s’agit là de « la plus forte épidémie d’Ebola dans l’histoire ».
Par ailleurs le Centre International de Vaccination de Port-Louis conseille les Mauriciens qui se rendent dans le pays à risques sur les mesures à prendre. Une session de brainstorming réunissant le personnel médical et paramédical public et privé aura lieu incessamment pour échanger des informations sur l’infection virale Ebola et sur les mesures prises. Selon le dernier bilan, 1 323 cas d’Ebola, dont 729 cas mortels, ont été recensés plus particulièrement en Guinée, où a débuté l’épidémie, en Sierra Léone et au Liberia. Selon le directeur des opérations de Médecins sans Frontières Bart Janssens, cette épidémie « est sans précédent et hors de contrôle ». « La situation ne fait qu’empirer puisque la maladie continue à se propager », dit-il. La situation préoccupe au plus haut point les chancelleries occidentales et a conduit l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale à consulter mardi l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), sans donner lieu toutefois à des mesures immédiates.
Le virus Ebola se transmet par contact direct, par le sang, les liquides corporels et les tissus corporels des personnes et animaux infectés. Dans le cas présent on suspecte fortement les chauves-souris de servir d’hôtes.