Après ce lundi noir, le bilan des accidents de la route est dramatique. En effet, la route a fait cinq morts en moins de 24 heures, dont trois victimes âgées d’une vingtaine d’années. On dénombre au total pas moins de 82 morts sur nos routes depuis le début de cette année, dont 31 motocyclistes.

Alors à qui la responsabilité ? La route ou les usagers de la route ? Dans le domaine de la visibilité routière, il est d’une importance vitale de voir et d’être vu, car la mauvaise visibilité engendre souvent des accidents.

Malgré les spots publicitaires sur la sécurité routière diffusés à la télévision, la mobilisation gouvernementale, les affiches de prévention et autres marches de sensibilisation, les accidents ne diminuent pas. Au contraire.

Le ministère des Infrastructures publiques et du Transport public, apprenons-nous, travaille actuellement sur une nouvelle campagne dans le domaine de la visibilité routière. Pour cause, certains accidents qui se sont produits depuis le début de l’année ont été provoqués par un mauvais éclairage des rues. La non utilisation de gilets ou le mauvais positionnement des triangles de pré signalisation aggravent aussi l’insécurité.

Il faut savoir que visibilité routière ou la distance de visibilité est définie de manière précise comme la distance à laquelle un objet placé sur l’axe de la route à 1 m au-dessus de la chaussée peut être aperçu par un observateur placé sur l’axe de la route et dont l’œil est à 1 m au-dessus de la chaussée.

Selon Organisation mondiale de la Santé (OMS), dans les pays fortement motorisés, la mauvaise visibilité joue un rôle important dans trois types d’accident :

— de nuit, véhicules heurtant l’arrière ou le côté de véhicules circulant plus lentement ou à l’arrêt ;

— de jour, collisions frontales ou latérales ; et

— en tout temps, collisions par l’arrière lorsque les conditions atmosphériques sont mauvaises.

Pour l’inspecteur Digvijay Bahadoor, de la Road Safety Unit, « sur la route, lorsqu’on parle de visibilité, c’est voir et être vu. Notre responsabilité n’est pas seulement de sensibiliser les usagers de la route mais également de renforcer la loi sur la visibilité routière. Par exemple, les motocyclistes qui conduisent des véhicules au-delà de 50cc ont l’obligation légale d’allumer leurs phares durant la journée. Les motocyclistes sont les usagers des routes les plus vulnérables qui font d’ailleurs parties de la moitié des victimes d’accidents de la route. D’où la nécessité du port du gilet réfléchissant. » L’inspecteur Bahadoor fait une fois de plus appel aux piétons: il leur conseille de porter toujours des vêtements clairs afin d’être le plus le visible possible aux conducteurs.

Malgré tout cela, nous ne cesserons jamais de le répéter, soyez prudents, des vies en dépendent.