Navin Ramgoolam a reçu l’humoriste français Jamel Debouzze à son bureau hier. Une visite de courtoisie qui s’est déroulée dans la bonne humeur quelques heures avant le spectacle de l’artiste au centre Swami Vivekananda, à Pailles.
Photographes et journalistes ont été conviés et le Premier ministre a eu ses mots pour Jamel Debbouze : « Un comique, c’est un homme de sagesse. » Et Jamel de lui répondre : « Je suis impressionné par votre écoute M. le ministre. Je n’ai pas l’habitude d’être reçu ainsi. » Petite blague de l’artiste au passage : « J’apprends qu’à Maurice on est taxé à 15%. Je voudrais bien avoir la nationalité mauricienne. »
L’humoriste ajoute qu’il est déjà venu à Maurice il y a 12 ans déjà. Et depuis, dit-il, le pays s’est beaucoup modernisé. C’est dans la bonne humeur et dans la franche camaraderie que Navin Ramgoolam a laissé entendre qu’il était temps de demander aux hommes politiques d’avoir plus de sens de l’humour. Mais il a aussi été question de culture. Et Navin Ramgoolam d’ajouter que des personnes qu’il a rencontrées, les deux l’ayant le plus marqué sont l’écrivain Lilian Thuram et… Jamel. « Tous deux mènent le même combat. La lutte contre le racisme. Ils sont venus à Maurice, terre de symbiose culturelle. Et je reprendrai la phrase de Luc Ferry en parlant de Maurice comme d’une myriade de poésies. »
Jamel, lui, trouve que Maurice est un vecteur primordial de développement et que le pays a une vraie volonté de s’ouvrir culturellement.