Surpris par Nicolas Boissèque il y a une semaine aux Casernes, Curepipe, Jean-Luc Vilbrim a cette fois connu la victoire lors de la deuxième manche de la Vital Cross-Country League, courue hier matin à Mon-Choisy. Mais le duel entre les deux hommes n’a pas duré jusqu’au bout, Boissèque ayant été victime d’une défaillance à deux tours de l’arrivée. Il terminera sa course au ralenti, finissant 13e. Chez les dames, Prisca Manikion a signé sa deuxième victoire d’étape.
Bien que l’on pouvait s’attendre que Jean-Luc Vilbrim enlève cette deuxième manche au vu de ce qu’il avait démontré dans la précédente, on était quand même loin de penser qu’il allait s’imposer de cette manière. Les deux hommes qui prirent la course en main après trois tours du circuit avaient commencé à creuser l’écart sur les deux boucles suivantes quand Boissèque s’arrêta soudainement, laissant son adversaire poursuivre la course seul en tête.
Que s’est-il passé ? « J’ai senti subitement mon coeur se serrer et je m’étouffais. J’ai ralenti et dit à Jean-Luc de continuer. Vraiment, je ne peux expliquer ce qui m’est réellement arrivé… Tout allait bien et je me sentais vraiment en forme aujourd’hui (hier matin). Je suis très déçu car j’étais venu pour gagner. Je ne m’attendais pas à terminer ma course de cette façon. Je félicite quand même Jean-Luc. Mais je n’ai pas été poussé dans mes limites », s’efforçait d’expliquer Boissèque après la course.
Il précise néanmoins que sa défaillance est survenue à un moment crucial de la course, l’instant où il commença à hausser le ton pour semer son adversaire. « Je commençais à le distancer quand j’ai senti cette défaillance. Jean-Luc m’a même demandé si tout allait bien. Mais je ne comprenais rien à ce qui m’arrivais », raconte-t-il, toujours dubitatif.
En tout cas, si c’est le stress de la course qui l’aurait mis dans cet état d’extrême tension, il devra bien le surmonter s’il veut prendre sa revanche dans deux semaines à Médine (16 février). Car, confie-t-il, « je dois coûte que coûte rectifier et remporter la 3e manche. »
Au même moment où Boissèque déroulait au ralenti et en voyant Vilbrim s’envoler seul vers l’arrivée, Mike Félicité, coach de ce dernier, nous lançait avec empressement : « C’est le genre de parcours en ligne droite où il (Vilbrim) court bien. Mais à Médine dans deux semaines, il ne gagnera pas car le parcours sera serpenté. Ça ne lui convient pas. Par contre, quand il arrive à imposer son rythme comme ici, on peut difficilement le battre. » Peut-être a-t-il compris bien plus que ce qu’il nous a confié…
Toujours est-il que Vilbrim ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Car il ne fait pas de doute qu’il veuille marquer jusqu’au bout cette ligue de cross de son sceau. « Je ne pensais pas que j’allais la gagner. Pour moi, c’était Nicolas le favori. D’autant que je suis rentré du travail à 1h du matin aujourd’hui (hier) et n’étais pas en forme après seulement quatre heures de sommeil. Durant la course, je me sentais parfois bien, parfois fatigué. Mais je me suis accroché et je suis le premier surpris de ma victoire. Je pensais terminer 2e ou 3e après mon night shift. Je suis content et je compte bien récidiver », avoue Vilbrim, employé à Maurilait Production.
Dans la course féminine, Prisca Manikion s’est montrée encore intraitable. D’autant que la junior Émilie Ng Foong Po a décidé de faire l’impasse sur cette manche. Si Aurélie Agathin (jr) a pris la 2e place, le nom de celle qui a complété le podium n’était pas connue en raison d’une confusion survenue dans les résultats de la course des juniors-seniors et des vétérans dames.
Ailleurs, on assista surtout à une surprenante victoire de Coomalen Murday dans la course des juniors hommes aux dépens de Loïc Mustun et Dimitri Seechurn, celui-ci vainqueur de la première manche. Sinon, Alison Gaiquis (minimes filles), Pascal Calis (benjamins), Béatrice Pierre-Louis (cadettes), Mélivan Dauphin (cadets), Laval Marjolin (vértérans) ont réalisé la passe de deux, alors qu’Alvino Nabab et Carla Samson (poussins/ines), Gaël Martinson (minimes garçons), ont pris leur revanche. Orianne Mooooghen (Chemin-Grenier) a signé quant à elle sa première victoire en benjamines.